•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quatre communautés autochtones et Mine Canadian Malartic signent un partenariat

Une fosse à ciel ouvert vue d'un observatoire.

La mine Canadian Malartic (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Mine Canadian Malartic (MCM) conclut un partenariat de collaboration avec quatre communautés autochtones. Il s’agit des Premières Nations anichinabées d’Abitibiwinni, de Lac-Simon, de Long Point et de Kitcisakik.

Selon les deux parties, il s’agit d’une première entente du genre à survenir en Abitibi-Témiscamingue entre les Premières Nations anichinabées et une entreprise minière en exploitation.

L’entente de collaboration prévoit des mesures permettant d’accroître jusqu’en 2027 la participation des quatre communautés aux activités de Mine Canadian Malartic.

Différents comités se pencheront notamment sur la formation ainsi que sur les occasions d’emploi et d’affaires des Autochtones et sur la protection de l’environnement.

Le directeur général de la mine, Serge Blais, estime que ce partenariat sera profitable aux deux parties.

Pour nous, on regarde nos besoins en formation et en main-d’oeuvre et pour toute l’industrie, et on connaît malheureusement le taux de chômage assez élevé dans les communautés, alors il y a un bon bassin de main-d’oeuvre qui est à développer, affirme-t-il.

On veut être un bon citoyen corporatif, un bon voisin et on veut avoir des relations basées sur le dialogue, la franchise et le partage d’information. Il faut comprendre que nos opérations sont prévues jusqu’à 2027, mais on veut être là en 2037, 2047 et 2057, ajoute-t-il.

Pour nous, il n’y avait aucune obligation légale, nous l’avons fait de bonne foi et cette entente est particulière dans le sens où nous avons discuté avec quatre communautés en même temps. Ça s’est toujours fait dans le respect et ça augure bien pour le futur, fait savoir M. Blais.

Un bon début, selon les communautés

La cheffe de la communauté Abitibiwinni, Monik Kistabish, s’est dite heureuse d’avoir pu officialiser ce partenariat. Elle souhaite surtout que les autres mines de la région emboîtent le pas.

Au Canada, il y a plus de 400 ententes signées avec les Premières Nations et les minières, alors on s’attend et on espère que dans la région, les gens vont prendre l’exemple de la mine Canadian Malartic et emboîter le pas, affirme-t-elle.

On n’a jamais cédé nos droits sur nos terres.

Monik Kistabish, cheffe de la communauté de Pikogan

Des rencontres ont d’ailleurs lieu avec d’autres minières de la région. Pour ne nommer que celle-là, nous avons déjà commencé à discuter avec Hecla Québec, confirme Mme Kistabish.

Montants confidentiels

Des contributions financières seront également versées annuellement aux quatre communautés en vue de favoriser leur développement durable. Les montants sont confidentiels, selon l’entente, mais les communautés seront roi et maître de l’utilisation de ces sommes, informe Serge Blais.

Elles seront versées et les Premières Nations connaissent leurs besoins, ils pourront utiliser l’argent selon leur bon vouloir, dit-il.

Deux emplois seront également créés à la suite de cette entente. Un coordonnateur à la mise en œuvre de MCM ainsi qu’un coordonnateur des Premières Nations anichinabées seront prochainement embauchés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Industrie minière