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Orléans Express et Intercar attendent l'aide de Québec

Un conducteur d'autobus, les mains sur le volant.

Cela pourrait prendre plusieurs mois avant que le transport de passagers par autocar reprenne (archives).

Photo : iStock

Cela pourrait prendre encore plusieurs mois avant que les services de transport de passagers par autocar reprennent, si Québec ne vient pas en aide aux transporteurs.

Orléans Express et Intercar, qui desservent le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, croient qu'il leur sera impossible de rentabiliser les liaisons tant et aussi longtemps que la pandémie de COVID-19 ne sera pas chose du passé.

Cela fait plus de deux mois que les véhicules sont stationnés, mais que les frais fixes s'accumulent.

Intercar, qui dessert notamment la Côte-Nord, Charlevoix et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, a dû débourser 500 000 $ depuis le 12 mars, et ce, sans engranger de revenus.

Orléans Express, une filiale de la multinationale française Kéolis, n'a pas voulu divulguer le détail de ses pertes, mais elles dépassent un million de dollars.

Le restaurant Le Héron avec un autocar

En temps normal, les autocars Orléans Express s'arrêtent pour déposer ou prendre des passagers au restaurant Le Héron de Carleton-sur-Mer (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les transporteurs demandent à Québec d'éponger les frais encourus en raison de la COVID-19 et, surtout, d'assurer leur rentabilité lorsqu'ils reprendront la route. On a eu de l'aide de nos banquiers, mais ça finit bientôt, précise le président d'Intercar, Hugo Gilbert.

« Honnêtement, faut avoir un signal bientôt pour qu'on puisse prendre une direction ou l'autre. Dans le contexte de la COVID, sans aide, je ne vois pas comment d'ici à la fin de l'année on pourrait repartir. »

— Une citation de  Hugo Gilbert, président, Intercar

Pour les transporteurs, il est bien pire financièrement d'avoir des autocars qui circulent avec peu de voyageurs que des autocars stationnés comme c'est le cas actuellement.

Les transporteurs invitent donc le gouvernement à se poser la question suivante : le transport interurbain est-il un service essentiel, comme l'est le transport urbain à Montréal ou à Québec?

« On transporte quand même 700 000 personnes par années, c'est quand même pas un petit chiffre, donc le besoin il est là. »

— Une citation de  Pierre-Paul Pharand, président-directeur général de Kéolis Canada

Selon nos informations, la demande adressée par les principaux transporteurs par autocar du Québec s'élève à quelques dizaines de millions de dollars.

Passagers à bord d'un autobus d'Intercar au terminus de Sept-Îles.

Des passagers à bord d'un autobus d'Intercar au terminus de Sept-Îles (archives).

Photo : Radio-Canada

De l'argent et des directives

Cependant, les transporteurs ne demandent pas que de l'argent.

Ils souhaitent également obtenir des directives claires de la part de la santé publique. Même avec du financement, on ne pourrait pas recommencer, juge Pierre-Paul Pharand.

« Pour embarquer encore des gens dans un bus, la première chose qu'il va falloir faire, c'est leur redonner confiance. »

— Une citation de  Pierre-Paul Pharand

Techniquement, le transport de passagers n'est pas suspendu par le décret gouvernemental.

Par contre, mentionne le président d'Intercar, pour respecter en tout temps la distanciation physique de deux mètres, le nombre maximal de passagers par autocar passerait de 56 à 14.

En bas de 30 passagers, c'est difficile d'avoir une rentabilité, mentionne Hugo Gilbert.

Rappelons que VIA Rail a annulé tous ses voyages sur le parcours du train Océan jusqu'au 1er novembre.

Pour sa part, le service de covoiturage Amigo express a décidé de poursuivre ses activités malgré la pandémie.

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