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Des médecins de l'extérieur de la province sans l'approbation de Travail Sécuritaire NB?

Un médecin  marche dans un corridor d'hôpital

Un médecin marche dans un corridor d'hôpital

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement provincial permet des allers-retours de médecins de l'extérieur, mais ils doivent obtenir une permission de Travail Sécuritaire Nouveau-Brunswick.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, des médecins de l'extérieur de la province, notamment du Québec, travaillent dans des hôpitaux du Nouveau-Brunswick. Ces travailleurs de la santé qui viennent de l'extérieur de la province sont des médecins suppléants (locums).

Selon Jean-René Noël, directeur des communications de Vitalité, le réseau de santé a soumis sept demandes d’exemption à Travail Sécuritaire NB pour des médecins suppléants de diverses régions.

Gilles Lanteigne en entrevue dans un bureau, faisant face à la caméra.

Gilles Lanteigne est le PDG du Réseau de santé Vitalité.

Photo : Radio-Canada

Le PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne, a indiqué le 29 mai dernier que dans le nord de la province en particulier il y a probablement entre 20 et 25 % des quarts de travail au service d'urgence qui sont faits par des médecins de l'extérieur.

Or, Travail Sécuritaire NB admet que les demandes de Vitalité n'ont pas encore été acceptées. Travail Sécuritaire NB examine à l’heure actuelle des plans opérationnels présentés au nom de sept médecins de Vitalité et d’Horizon qui entrent dans la province à titre de médecins suppléants, fait savoir l'organisation gouvernementale.

Vitalité n'a pas précisé quand elle avait fait ces demandes d'exemption ni dans quels hôpitaux de son réseau ces médecins allaient travailler.

Les « régions chaudes »

Le PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne, a indiqué que des précautions particulières sont prises pour les médecins qui viennent des « régions chaudes », c'est-à-dire là où la COVID-19 est très présente.

Le centre-ville de Montréal, de nuit.

Le réseau de santé Vitalité a identifié Montréal comme une «région chaude» de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Le réseau de santé a été incapable jusqu'à présent de fournir la liste des régions qu'il a identifiées comme étant « chaudes ». Il se contente de nommer Montréal comme exemple.

Vitalité n'a pas encore indiqué non plus combien de médecins provenaient de ces « régions chaudes » et dans quels hôpitaux ils se trouvaient.

S'isoler au travail

Vitalité estime que des médecins qui arrivent de « régions chaudes » sont en mesure de s'auto-isoler au travail, même s'ils auront des interactions avec des patients, des collègues et des employés de l'hôpital.

L'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst au Nouveau-Brunswick

L'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Vitalité donne quelques exemples de « l'auto-isolation au travail » : le médecin voyageur doit prendre sa température chaque jour et surveiller l'apparition de symptômes, faire les trajets aller-retour entre le lieu d'hébergement et le lieu de travail dans le même véhicule. Il doit aussi porter un masque chirurgical ou de procédure et se laver les mains avant et après le voyage pour se rendre au travail.

Salles de bains pour médecins suppléants

Vitalité affirme que le travailleur de la santé qui arrive de l'extérieur ne doit pas utiliser les mêmes salles de bains que les autres personnes ni prendre ses repas dans un espace partagé (salle de conférence ou de déjeuner, par exemple).

Il doit aussi ne travailler que dans un seul établissement lorsque cela est possible et s'isoler quand il se trouve à l'extérieur du lieu de travail.

Avec les informations d'Alix Villeneuve

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