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COVID-19 : l'Outaouais pourrait devoir former de nouveaux enquêteurs épidémiologiques

Gros plan sur une feuille de papier jaune sur laquelle sont écrits les mots « infirmière aux enquêtes ». La feuille est affichée sur une cloison délimitant un espace de travail. On aperçoit, à l’arrière-plan, une femme parlant au téléphone.

Les infirmières aux enquêtes de la Direction de la santé publique de l'Outaouais ont contacté des milliers de personnes au téléphone depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La direction de santé publique de l’Outaouais s’attend à devoir recruter d’autres enquêteurs épidémiologiques, en vue d’une possible deuxième vague de la COVID-19.

On pourra avoir d’autres profils si le besoin se faisait sentir, explique la Dre Christelle Aïcha Kom Mogto, de la direction de la santé publique de l’Outaouais. Les ressources actuelles sont toutefois suffisantes, prévient la médecin.

Une petite armée de près de 50 médecins et infirmières agit comme de véritables détectives lorsqu’un cas positif est confirmé.

Une dame en entrevue dans un bureau.

Christelle Aïcha Kom Mogto, médecin-conseil en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais

Photo : Radio-Canada

L’un des rôles majeurs de l'enquêteur est d'identifier les contacts étroits des personnes déclarées positives. On recherche toute personne avec qui elle aurait pu avoir des contacts étroits pour après les appeler ces personnes une à une, soutient Mme Kom Mogto. Éventuellement ces personnes peuvent être testées et si elles sont positives, on recommence la machine.

Il y a l'équipe qui enquête auprès des cas [positifs] et qui identifie les contacts de ces personnes. Une seconde équipe prend le relais sur le suivi des contacts sur plusieurs jours.

Dre Christelle Aïcha Kom Mogto, direction de la santé publique de l’Outaouais

L'exemple du Bas-Saint-Laurent

Il porte des lunettes et un veston gris foncé.

Le directeur de la santé publique au Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

Pour agrandir son équipe d’enquêteurs, l’Outaouais pourrait s’inspirer du Bas-Saint-Laurent. La direction de la santé publique de cette région de l’est de la province n’a pas seulement formé des infirmières et des médecins pour mener des enquêtes. C’est tout mon monde que j’ai réquisitionné, explique le Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique au Bas-Saint-Laurent. Kinésiologues et nutritionnistes font partie du lot d’enquêteurs.

Avoir formé un peu plus de gens, même si au quotidien ils travaillent sur d'autres dossiers, [fait qu’il y a] du monde capable de réagir rapidement, poursuit le médecin. Nous, on a la prétention de penser que ça réussit à contenir et empêcher de 2e et 3e générations de cas à partir de nos premiers cas.

De son côté, la Dre Kom Mogto rappelle que les citoyens atteints de la COVID-19 doivent eux aussi faire partie de l’effort collectif. Il y a des gens qui ne suivent pas vraiment les mesures d’isolement. Je rappelle aux personnes que c'est vraiment important de suivre les consignes, pour éviter la propagation du coronavirus.

Si vous présentez des symptômes ou avez des questions sur la COVID-19, vous pouvez contactez la santé publique de l'Outaouais au  819 644-4545 ou le 1 877 644-4545.

D'après les informations de la journaliste Yasmine Mehdi

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