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Pourquoi les guêpes envahissent Québec cet été

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Un petit nid de guêpes avec une guêpes qui essaie d'y entrer.

Le reportage de Maxime Denis

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Si vous avez l’impression qu’il y a plus de guêpes qu’à l’habitude cette année, vous n’avez pas la berlue. L’entreprise d’extermination Maheu&Maheu a fait six fois plus d’interventions dans la grande région de Québec en mai que la moyenne des trois dernières années.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la forte présence des guêpes, dont la clémence des températures l’hiver dernier.

Le phénomène s'expliquerait par l'hiver relativement doux, qui a fait en sorte qu'il y a eu un taux de survie beaucoup plus élevé des reines, explique le directeur général de Maheu&Maheu, Michel Maheu.

La canicule qu'on a connue la semaine dernière et les journées ensoleillées des dernières semaines ont également favorisé le développement des colonies.

Ce sont des conditions de rêve. Les guêpes ont besoin du soleil pour s'orienter et revenir au nid, souligne Michel Maheu.

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Michel Maheu utilise un sac de plastique pour sceller un nid de guêpes.

Michel Maheu explique comment retirer un nid de guêpes de façon sécuritaire

Photo : Radio-Canada

Davantage de rongeurs?

Environnement Canada prévoit un été 2020 plutôt sec. Ces conditions météo ne favoriseraient pas seulement la prolifération des guêpes.

Elles pourraient aussi faire augmenter la présence de petits rongeurs près des résidences.

Quand c'est sec pour l'humain, souvent c'est sec pour plein de petits animaux. Il va probablement y avoir des migrations près des bâtiments pour chercher des endroits plus frais, des endroits humides, chercher de l'eau, prévoit Michel Maheu.

Effet pandémie

Pour ce qui est des guêpes, un facteur à ne pas négliger dans leur détection est la pandémie. Les mesures sanitaires ont permis à bien des personnes de remarquer leur présence davantage qu’à l’habitude.

Les gens sont vraiment condamnés à passer beaucoup plus de temps chez eux. Ils voient des choses qui leur échapperaient peut-être en temps normal. On passe beaucoup de temps dans nos cours, mentionne Michel Maheu.

Préserver, plutôt qu'exterminer

Même si elles sont plus nombreuses, il rappelle qu’il vaut mieux tolérer les guêpes, si on est en mesure de le faire, que de les exterminer.

Les guêpes, comme les bourdons peuvent être d'excellentes pollinisatrices. Si elles ne dérangent pas, si elles ne sont pas près d'une aire de circulation et si personne n'est allergique, laissons-les faire, soutient Michel Maheu.

Avec les informations de Maxime Denis

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