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L'industrie touristique du Bas-Saint-Laurent demande l'aide de Québec

Le phare de Pointe-au-Père.

Le directeur du site historique maritime de la Pointe-au-Père s'attend à faire moins de 10 % des revenus enregistrés par son organisme l'an dernier (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

L'industrie touristique du Bas-Saint-Laurent interpelle Québec afin de recevoir une aide d'urgence pour passer à travers la crise de la COVID-19.

Les entreprises demandent une subvention non remboursable de 75 % de leurs frais fixes, qui incluent notamment les paiements de taxes municipales et scolaires, les intérêts sur les emprunts ainsi que les frais d'électricité.

Elles expliquent que ces frais demeurent inchangés, alors que leurs chiffres d'affaires ont subi une baisse importante.

Dans une lettre envoyée à la ministre responsable de la région, Marie-Eve Proulx, Tourisme Bas-Saint-Laurent estime que cette mesure représente un investissement de 589 millions de dollars pour l'ensemble de la province.

Quand on compare ce qui a été fait au niveau de la culture et des pêches dernièrement, on pense logiquement que l'industrie du tourisme a droit à sa part du gâteau.

Hugues Massey, président de Tourisme Bas-Saint-Laurent

Il rappelle qu'au Bas-Saint-Laurent, près d'un emploi sur dix dépend directement du tourisme, en plus de nombreux autres emplois indirects.

C'est une aide temporaire que nous visons afin de pouvoir remettre notre industrie en marche dès que possible, et non un engagement à long terme entre nos entreprises et l'État, soutient M. Massey.

À titre d'exemple, le propriétaire de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, Gilles Lortie, fait valoir que depuis la mi-mars et jusqu'à l'automne prochain, une soixantaine de congrès et une centaine de voyages organisés de touristes européens et asiatiques qui devaient s'arrêter à l'hôtel ont été annulés, sans compter les événements culturels et sportifs qui ont également été annulés ou reportés.

Dans les mois de mars, avril et mai, en moyenne, on a normalement un taux d'occupation entre 70 et 80 %. On est passés à 6 %. On louait en moyenne 200 chambres par soir. Aujourd'hui on loue 18 chambres par soir, indique-t-il.

C'est une baisse énorme de revenus, mais les frais fixes, eux, restent les mêmes. À l'Hôtel Universel, nos frais fixes tournent autour de 2 millions par année, précise M. Lortie.

On ne veut pas être à la remorque du gouvernement. C'est temporaire, on espère que ça va être le plus court possible, mais pour l'instant on a besoin d'aide.

Gilles Lortie, propriétaire de l'Hôtel Universel

De son côté, le directeur du Site historique maritime de la Pointe-au-Père, Serge Guay, dénonce l'absence de consignes claires concernant les activités d'institutions comme la sienne.

À trois semaines de l'ouverture, comment je planifie l'embauche de mon personnel si je ne sais pas si je suis capable de faire une animation à l'extérieur ou de recevoir des gens dans la salle de projection? On essaie d'avoir des réponses et on ne les a pas, déplore-t-il.

Comme c'est parti là, on va avoir une offre tellement limitée que les gens vont être peu intéressés. C'est très décevant. On ne sait même pas si on va rester ouverts passé la fin août parce que ça prend une aide absolument. On ne pense même pas faire 10 % de nos revenus de l'an passé, affirme M. Guay.

L'industrie touristique a par ailleurs déjà formulé une demande auprès d'Ottawa afin que la subvention salariale d'urgence soit prolongée jusqu'à une reprise complète des activités.

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