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Des emplois en jeu dans l’industrie du tourisme en Estrie

Des gens marchent sur un trottoir en pavé uni.

Des piétons déambulent sur les nouveaux trottoirs au centre-ville de Magog.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Radio-Canada

L'industrie touristique de l'Estrie réclame à son tour une aide financière au gouvernement. Sans un coup de pouce financier, Tourisme Cantons-de-l'Est estime que plus de 5000 emplois régionaux dans le secteur touristique seront perdus.

Le vice-président de Tourisme Cantons-de-l’Est, Benoit Sirard, attend avec impatience la deuxième phase du plan de déconfinement pour le tourisme.

On veut s’assurer de recevoir très bientôt les informations finales du plan sanitaire pour le déconfinement au niveau de l’hébergement et de la restauration […] Il y a plusieurs conséquences sur nos opérations, il faut se préparer. Il faut rappeler des employés au travail. Ça prend des achats, il faut s’assurer d’avoir tout le matériel pour bien opérer. À ce moment-ci, c’est impossible de le faire, insiste-t-il.

La majorité des 2000 entreprises de tourisme dans la région sont de petites entreprises qui peinent à survivre. Ces dernières devront d’autant plus engendrer des dépenses supplémentaires pour respecter les directives du plan sanitaire.

À court terme, je n’ai pas de boule de cristal, mais c’est la fin de quelque chose qui existait et qui était en croissance depuis des années. S’il n’y a pas d’aide pour les frais fixes […] ça va être la fin pour plusieurs entrepreneurs.

Benoit Sirard, vice-président Tourisme Cantons-de-l'Est

L'industrie touristique dans la région représente plus de 950 millions de dollars en recettes annuelles et environ 20 000 emplois.

Les parcs aquatiques impatients d'ouvrir

Le Zoo de Granby et de Bromont, montagne d'expériences sont eux aussi impatients d'avoir des informations concernant la réouverture de leur parc aquatique. Le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) demande au Gouvernement du Québec de divulguer son calendrier de réouverture et demande aussi une aide financière pour traverser la crise. Avec l'arrivée du mois de juin, le RPAQ souligne les délais nécessaires pour ouvrir ses installations et mettre en place les mesures sanitaires exigées.

Le président de Bromont, montagne d'expériences, Charles Désourdy, s'exclame qu'il "est midi moins une" pour les parcs aquatiques. Si ceux-ci ouvrent cet été, l'entreprise de Bromont doit agir rapidement puisque deux à trois semaines de travaux préparatoires sont nécessaires. L'embauche de 200 à 300 personnes doit aussi se faire d'ici la fin du mois de juin puisque l'entreprise projette une ouverture le 3 juillet.

C'est oui ou c'est non. On ne veut pas de gris.

Charles Désourdy, président Bromont, montagne d'expériences

Charles Désourdy assure qu'un plan est déjà établi en cas de réouverture. Un maximum de 2500 personnes seront accueillies, ce qui représente environ la moitié de l'achalandage lors des belles journées d'été, et les billets devront être préalablement achetés en ligne.

Évidemment, le parc aquatique envisage des pertes financières, mais la subvention salariale offerte par le gouvernement du Québec permet de les éponger partiellement.

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