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Déconfinement en Nouvelle-Écosse : qui va garder les enfants?

Des enfants dans une garderie

Un manque de service de garde risque de constituer un casse-tête pour de nombreux parents à la réouverture de commerces, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Plusieurs entreprises pourront rouvrir leurs portes en Nouvelle-Écosse vendredi, mais le manque de services de garde s'annonce problématique.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Les restaurants, les bars, les salons de coiffure et les centres de conditionnement physique, entre autres, pourront rouvrir vendredi. C’est aussi un jour de réouverture pour de nombreuses autres entreprises qui avaient volontairement fermé leurs portes pour le confinement.

Mais certains entrepreneurs, particulièrement ceux qui ont des enfants, estiment que la réouverture prendra plus de temps en raison d’un manque de service de garde.

Andrea Munroe, propriétaire d’un magasin de jouets à Truro et mère de trois enfants respectivement âgés de 11, 6 et 3 ans, affirme qu’elle ne peut rouvrir son magasin s’il n’y a pas de service de garde.

Le premier ministre Stephen McNeil a annoncé, mardi, que les garderies pourront rouvrir le 15 juin, mais seulement à 50 % de leur capacité d’accueil habituelle. Les services de garde à la maison peuvent toutefois fonctionner à 100 %.

L’annulation ou le report de plusieurs programmes estivaux pour enfants d’âge scolaire complique aussi la situation.

« C’est un peu frustrant »

La consultante Pascal Atkin, qui se spécialise en gestion du stress et de l’épuisement professionnel, connaît une situation similaire.

Mme Atkin s’attend à une hausse de la demande pour ses services à la suite de la pandémie, mais elle ne croit pas pouvoir en profiter en l’absence de service de garde. Elle élève seule ses trois enfants respectivement âgés de 10, 7 et 3 ans.

C’est un peu frustrant, affirme Pascal Atkin. Toutes les personnes qui se trouvent dans cette situation ressentent cette frustration ainsi qu’une certaine confusion, selon elle.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse préparait la réouverture des services de garde pour le 8 juin, mais le médecin hygiéniste en chef, Robert Strang, a jugé que ce plan n’était pas assez détaillé. Il a expliqué, vendredi dernier, qu’il faut mieux renseigner les garderies pour qu’elles puissent rouvrir d’une façon sécuritaire et appropriée.

À la recherche de solutions temporaires

Pascal Atkin dit qu’elle et des amies tentent de s’organiser pour garder leurs enfants à tour de rôle en attendant le retour à la normale.

Andrea Munroe s’attend à continuer de faire affaire en ligne comme elle le fait depuis le début du confinement, mais elle ajoute qu’elle ne pourra accueillir des clients dans son magasin à moins de service de garde. Son mari ne peut s’occuper des enfants, dit-elle, parce qu’il travaille aussi à temps plein.

Mme Munroe s’estime chanceuse de recevoir l’appui d’amis et d’autres membres de la communauté pour garder son commerce en marche pendant qu’elle s’occupe de ses enfants.

Mais les deux entrepreneures craignent que d’autres mères, particulièrement celles qui élèvent seules leurs enfants, ne puissent pas retourner au travail sans services de garde. Mme Atkin demande une aide gouvernementale pour celles qui se trouveraient dans cette situation.

Avec les renseignements de Jean Laroche, de CBC

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