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Des restaurateurs à bout de souffle attendent que Québec bouge

Une table de restaurant est mise.

Des restaurateurs sont à quelques semaines de mettre la clé sous la porte.

Photo : Radio-Canada

Le projet de terrasse à ciel ouvert de plusieurs restaurateurs du centre-ville de Shawinigan n’attend plus qu’une approbation qui pourrait sauver plusieurs d’entre eux.

On ne peut pas encourager la désobéissance, mais on peut la comprendre, reconnaît le président de l’Association des gens d’affaires de Shawinigan, Claude Villemure. Il n’y a même pas une lueur d’espoir. On ne sait pas pourquoi on ne peut pas lancer les activités. Le gouvernement ne dit rien.

La patience des restaurateurs semble tirer à sa fin.

Un homme gesticule en parlant.

Le propriétaire du casse-croûte Chez Auger, Alain Auger, estime que les restaurateurs ont été mis de côté par Québec dans son plan de relance.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs ne survivront pas s’ils ne relancent pas cet été. Nous sommes des petits travailleurs qui ont une place importante dans l’économie du Québec. On a toute mis notre vie dans ça et on risque maintenant de tout perdre, explique pour sa part Alain Auger, propriétaire du casse-croûte Auger.

Les enfants sont de retour à l’école. Depuis lundi, on peut magasiner dans les centres commerciaux et même aller chez le coiffeur, mais les membres d’une même famille ne peuvent toujours pas s’attabler dans un restaurant ni sur une terrasse non couverte.

À toutes les conférences de presse, il y a de nouvelles contradictions. Nous sommes laissés dans le néant. Nous avons la chance d’avoir l’une des plus belles et des plus grandes terrasses de la Mauricie. C’est facilement envisageable pour nous de relancer à 50 % de capacité. Mais on ne nous accorde simplement pas la permission.

David Rouette, du Saint-Mo Bistro Gourmand

De nombreux casse-croûtes ont fait fi des recommandations et ont sorti dernièrement des tables à pique-nique pour permettre à leurs clients de s’asseoir.

Une terrasse comme voie de salut

Pendant ce temps, les restaurateurs qui paient un loyer pour une salle à manger vide rêvent toujours de faire de la Place du marché de Shawinigan un immense restaurant à ciel ouvert.

Un homme joue de l'harmonica sur la Place du marché à Shawinigan.

Des restaurateurs veulent transformer la Place du marché de Shawinigan en grande terrasse ouverte. Jean-Guy Bertrand, qui y joue de l'harmonica à ses heures, aime le projet.

Photo : Radio-Canada

La rue Tamarac pourrait ainsi accueillir la terrasse du restaurant la Pointe à Bernard.

On placerait les tables dans la rue. Sur notre terrasse actuelle, on mettrait un BBQ, un fumoir et un four à pizza. Tout se ferait à menu restreint, à horaire restreint. Seulement le groupe de propriétaires assurerait le service. Ça nous aiderait à payer nos frais fixes, dit Charles Bélisle, copropriétaire de la Pointe à Bernard.

Le restaurant offre depuis le début de la pandémie des plats « à cuire à la maison ». La formule semble être appréciée et lui permet de poursuivre ses activités.

Dans notre cas, c’est la livraison et le comptoir pour emporter qui nous aide. On est chanceux, on offrait déjà ce service-là, conclut Alain Auger.

Pour plusieurs, le compte à rebours est commencé. Leur avenir sera joué d’ici quelques semaines.

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Mauricie et Centre du Québec

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