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La lutte contre le racisme continue pour les communautés francophones immigrantes

Des mains de différentes couleurs qui se touchent.

Malgré le recul marqué en 2018, cette année demeure la deuxième en importance depuis 2009 pour la fréquence des crimes motivés par la haine, selon Statistique Canada.

Photo : Rawpixel.com/Shutterstock

Les communautés francophones immigrantes de l'Alberta manifestent leur solidarité envers les communautés noires dans la foulée des événements tragiques de la semaine dernière aux États-Unis et à Toronto.

Quand la maison de ton voisin brûle, une braise peut vite mettre le feu à la tienne, explique Alphonse Ahola, directeur général de Francophonie albertaine plurielle (FRAP).

Selon lui, même si ce qui se passe aux États-Unis n’est pas comparable au Canada, il ne faut pas oublier que les Américains sont nos voisins directs.

Luketa M'Pindou, directeur général de l'Alliance jeunesse famille de l'Alberta Society est catégorique : Le racisme existe, et nous en vivons ici en Alberta. Même constat du côté de Mireille Isidore, une ancienne chargée de cours au Campus Saint-Jean, selon qui il ne faut pas nier une réalité .

Si, selon Alphonse Ahola, ce phénomène n'épargne aucune minorité, la communauté immigrante francophone et africaine est doublement touchée.

Le président de la Francophonie albertaine plurielle, Alphonse Ndem Ahola

Le directeur général de Francophonie albertaine plurielle, Alphonse Ahola.

Photo : Alphonse Ndem Ahola

Nous apparaissons comme la minorité de la minorité. Parfois, l’Africain subit le racisme au sein de la francophonie.

Alphonse Ahola, directeur, Francophonie albertaine Plurielle

L’éducation

Selon lui, les gens subissent un racisme structurel, qu’il faut combattre en éduquant les enfants dès le plus jeune âge à l’école : Nos policiers et nos juges de demain sont à l’école aujourd’hui, c’est donc là qu’il faut aller.

Lorsqu'elle s'est installée à Edmonton avec ses enfants, il y a 20 ans, Mireille Isidore, originaire d'Haïti, en a été victime : Quelqu’un est venu me demander si ma couleur de peau était foncée parce que je ne me baignais pas.

Néanmoins, elle reste optimiste et constate une évolution des mœurs qui va généralement dans le bon sens. Je crois que la situation s'est beaucoup améliorée, car il y a beaucoup plus de possibilités d'interagir et de se créer un réseau, ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans, dit-elle.

Le dialogue

Le dialogue apparaît comme la piste sérieuse pour combattre ce phénomène, selon Alphonse Ahola. C'est en se connaissant et se reconnaissant mieux, dit-il, que nous allons construire un cadre commun de vie dans lequel nous pourrons nous épanouir.

L’ambition de la FRAP, c’est de se positionner comme un pont entre les différentes communautés et les connecter les une aux autres, ajoute M. Ahola.

Pour Luketa M'Pindou, la notion d'unicité est également primordiale : Comme on dit chez nous, on ne peut pas se laver le visage avec un seul doigt.

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