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Comment rétablir la réputation des centres de soins de longue durée?

Une employée d’une résidence de soins de longue durée pousse un patient assis dans un fauteuil roulant. Les deux personnes sont masquées.

Le rapport des Forces armées canadiennes a accablé certaines résidences de soins de longue durée.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Jean-Loup Doudard

Des centres de soins de longue durée ontariens partagent leurs stratégies pour rebâtir la confiance du public suite au rapport accablant des Forces armées canadiennes la semaine dernière.

Les foyers Villa St-Joseph et St-Gabriel, dans le Grand Sudbury, ont tous deux subi des éclosions de COVID-19 au cours des dernières semaines.

L’une des résidentes atteintes a succombé des suites de la maladie respiratoire causée par le virus.

Malgré cela, les proches des résidents n’ont pas perdu confiance, selon la directrice des deux établissements, Jo-Anne Palkovits.

Le centre de soins de longue durée Villa St-Joseph, vue de l’extérieur.

Une éclosion de COVID-19 a été déclarée après la confirmation d’un premier cas de la maladie le 19 avril.

Photo : Radio-Canada

Nous avons reçu des appels pour nous dire : "On vous soutient, continuez". Je ne m’attendais pas à cela, admet-elle.

La Villa St-Joseph accepte toujours de nouveaux résidents malgré la pandémie. La directrice admet cependant que les résidents potentiels pourraient être réticents à l’idée d’intégrer un centre comme le sien, en raison des révélations du rapport de l’armée canadienne.

Tout est communication, communication, communication.

Jo-Anne Palkovits, présidente-directrice générale, Villa St-Joseph et Villa St-Gabriel

Nous parlons à toute personne qui envisage de se joindre à nous, ainsi que leurs proches, afin qu’ils comprennent ce qui se passe et ce qui se passera une fois qu’ils emménageront, dit-elle.

Les gens qui sont déjà installés sont également avertis de l’arrivée de nouveaux résidents et des protocoles rigides qui sont en place, ajoute Mme Palkovits.

Les nouveaux résidents doivent avoir reçu un diagnostic négatif lors des 24 dernières heures avant d’être admis.

Ils sont ensuite placés en isolement pendant 14 jours dans leurs nouveaux quartiers.

Des milieux ruraux épargnés

Il n'y a eu aucune éclosion de coronavirus au North Centennial Manor, à Kapuskasing.

Les interdictions de visites demeurent toutefois en vigueur, mais les proches des résidents le comprennent, selon son directeur.

C’est un petit village, le monde se connaît, je pense que ça aide à comprendre la qualité des services que l’on offre.

Claude Tremblay, directeur de North Centennial Manor

Il admet toutefois que la pandémie et le rapport de l’armée pourraient susciter des inquiétudes dans la communauté.

C’est au gouvernement de réhabiliter la réputation des foyers une fois la poussière retombée, selon lui.

Le gouvernement doit mener ses études et voir comment il peut modifier pour que le secteur des soins de longue durée soit un peu plus contrôlé au niveau de la qualité des services, dit M. Tremblay.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Adam Brown dirige le foyer Wilkes Terrace de Terrace Bay et une maison de retraite à Marathon, eux aussi épargnés par la pandémie.

La solution est déjà sous le nez du gouvernement, d’après lui.

Diriger un centre de soins de longue durée est incroyablement compliqué pour plusieurs raisons, dit-il.

Le manque de financement et la structure du système de soins de longue durée en Ontario sont à revoir, selon lui.

Il n’y a jamais assez de personnel, il n’y a jamais assez d’argent pour payer ce personnel.

Adam Brown, président-directeur général, North of Superior Healthcare Group

Il note cependant que ces établissements n’ont pas manqué d’équipement de protection grâce, entre autres, à leur partenariat avec l’hôpital régional.

Panneau d'accueil et bâtisse extérieure

L’hôpital McCausland à Terrace Bay, en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard / Justine Cohendet

Il est essentiel de disposer de ce genre de ressources pour faire face aux éclosions de virus, COVID-19 ou pas.

Jo-Anne Palkovits ne craint d’ailleurs pas de le dire : il y aura une deuxième vague à la pandémie.

Nous savons qu’il y aura d’autres cas. Nous nous y préparons en nous assurant par exemple d’avoir assez d’équipement de protection personnel.

Ses établissements seront ainsi prêts à y faire face, assure-t-elle.

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