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Les aéroports de l’Abitibi-Témiscamingue en situation difficile

La façade de l'aéroport régional de Val-d'Or.

L'aéroport régional de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Les aéroports de la région qui souffrent des effets de la crise sanitaire doivent maintenant redoubler d’imagination pour garder la tête hors de l’eau. Et la décision d’Air Canada de ne pas reprendre ses vols jusqu’en septembre a refroidi les ardeurs des responsables qui tablaient pourtant sur une relance des activités cet été.

Le deuxième aéroport régional le plus achalandé au Québec, situé à Val-d’Or, traverse des moments difficiles avec la diminution des activités en raison de la COVID-19. La décision d’Air Canada vient ajouter son lot d’incertitudes.

D’ailleurs, la directrice générale Louise Beaulieu dit ne pas comprendre la logique du transporteur aérien, son aéroport ayant enregistré une hausse de 5 % de l’achalandage l’an passé.

Présentement je vais vous dire que c’est assez difficile pour nous, on vit des moments sombres, je peux vous dire, lance la directrice. On essaie d’alimenter la demande qu’on a actuellement, mais c’est une partie qui n’est pas facile à gagner.

Un plan montre les travaux qui seront réalisés à l'aéroport de Rouyn-Noranda.

Les plans de la future aérogare de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Ville de Rouyn-Noranda

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, est consciente que la situation est difficile. Son administration évalue les pertes financières au niveau de l’aéroport de sa ville.

La COVID-19  a des répercussions sur les revenus de l’aéroport, avec l’arrêt des vols commerciaux, mais on a des vols qui continuent pour les vols privés et les mines, mais il y a des impacts importants, dit-elle.

Mais Diane Dallaire n’a pas l’intention de rester les bras croisés. C’est sûr que c’est inquiétant, mais on travaille présentement avec différents acteurs et les transporteurs régionaux pour évaluer les différentes alternatives, c’est un dossier à suivre, lance la mairesse.

Pour le moment, on ne peut pas juste demeurer en attente, donc il y a un travail qui se fait.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda

Les aéroports du Québec ont perdu plus 50 % de leurs revenus en raison de la crise. On parle d’une diminution du mouvement des aéronefs de plus de 75 % et une diminution des revenus de plus de 50 %, mais on doit quand même maintenir le personnel et les infrastructures en place.

C’est pourquoi le Réseau québécois des aéroports, qui représente plus de 40 aéroports dans la province, demande une aide d’urgence aux deux paliers de gouvernement pour maintenir les services, explique le premier vice-président Pierre-Luc Clément.

Nous avons fait des approches aux deux paliers de gouvernements, nous avons aussi fait une demande formelle au ministre des Transports du Québec François Bonnardel pour une aide de plus de 15 millions de dollars pour aider nos membres, mais nous n’avons aucun retour des deux paliers de gouvernement, explique-t-il.

Dans un courriel, Air Canada affirme que la suspension des vols en Abitibi-Témiscamingue est prolongée jusqu’au 8 septembre et qu’elle allait évaluer la situation cet été.

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