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La rénovation sans permis d’un immeuble patrimonial du Vieux-Hull sème l’émoi

L'immeuble abritant le bar Aux 4 jeudis dans le Vieux-Hull, près d'un chantier de construction.

Le bar Aux 4 jeudis a procédé à des travaux pour réparer son toit, mais le propriétaire a par le fait même enlevé la corniche qui rendait l'immeuble emblématique aux yeux de bon nombre de personnes.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

L’immeuble, qui abrite le café Aux 4 jeudis, est un bâtiment patrimonial que plusieurs considèrent comme l’un des plus beaux du district de Hull-Wright. Or il a perdu son emblématique corniche de bois. Le propriétaire des lieux a procédé à des rénovations, dans les derniers mois, sans avoir obtenu l’aval de la Ville de Gatineau.

C’est pas mal un des plus beaux immeubles du Vieux-Hull. Le modifier comme ça, en contravention de la réglementation municipale, moi, ça me bouscule beaucoup, souligne le conseiller municipal du quartier, Cédric Tessier.

L’élu confirme par ailleurs qu’une plainte a été formulée il y a environ deux mois et qu’un avis d’infraction a bel et bien été remis au propriétaire.

Normalement, lorsqu’il y a des travaux à faire sur un immeuble qui se trouve dans un site du patrimoine, il faut obtenir l'approbation du conseil municipal, explique M. Tessier.

Le bâtiment d’architecture à l’italienne a été construit au début du 20e siècle, après le grand feu de Hull de 1900. Sur le pourtour de son toit trônait jusqu’à récemment une corniche de bois colorée jaune et verte.

Une image de la corniche d'origine montre d'imposants supports verticaux en bois.

Le bâtiment, avec sa corniche d'origine, en mai 2019 (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada a tenté, sans succès, de joindre le propriétaire de l’établissement, Alex Duhamel. Dans une entrevue accordée au journal Le Droit, qui a d'abord rapporté la nouvelle, M. Duhamel a notamment affirmé avoir dû faire faire des travaux d’urgence en raison d’infiltrations d’eau par le toit.

On ne peut pas évoquer que : “J’ai des travaux d’urgence et j’ai dû tout enlever”, estime cependant le président de la Société d’histoire de l’Outaouais, Michel Prévost. On peut demander un permis pour restaurer, parce que ces bâtiments-là sont plus que centenaires, un jour ou l’autre il faut les entretenir, mais on fait ça en respectant la loi.

Même s’il trouve révoltant que de tels travaux aient été exécutés de cette façon, Claude Royer, de l’Association des résidents de l’île de Hull, espère que la Ville de Gatineau pourra tenter de corriger la situation.

L’administration doit décider de ce qu’elle fera. Dans le passé, ils ont été assez rigoureux, j’espère qu’on pourra revoir la corniche originale reconstruite, souhaite-t-il.

Avec les informations de Frédéric Pepin et Josée Guérin

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