•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sauvons Saint-Jean : « Pas de réponses claires, mais des portes ouvertes », dit l'ACFA

Les messages #sauvonssaintjean et #savesaintjean sont inscrits en lettres majuscules blanches sur un fond rouge sur lequel apparaît le drapeau franco-albertain.

Lancée à la mi-mai, Sauvons Saint-Jean est une campagne de sensibilisation bilingue qui a dépassé les frontières de l'Alberta.

Photo : Site Internet de l'ACFA

Radio-Canada

Trois semaines après le lancement de la campagne Sauvons Saint-Jean, la présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Sheila Risbud, dresse un bilan préliminaire positif de l’initiative, même si la pérennité financière de l’établissement est toujours en suspens.

Au niveau conscientisation de la situation, on a atteint notre objectif, se félicite Sheila Risbud.

En moins d’un mois, près de 1000 lettres ont été envoyées au gouvernement albertain dans le cadre de la campagne Sauvons Saint-Jean, lui demandant de mieux financer l’établissement postsecondaire francophone situé à Edmonton.

On a eu beaucoup d’appui de la communauté, à travers le pays, et même à l’international, observe Sheila Risbud.

Mardi, deux professeures du Campus ont également publié, dans le quotidien La Presse, une lettre de soutien cosignée par plus de 900 universitaires canadiens et étrangers.

En pourparlers

Ce soutien a permis à l’ACFA de multiplier les rencontres avec les deux ordres de gouvernement.

Après s’être entretenue avec la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, en mai, l’ACFA a aussi rencontré le ministre provincial de l’Éducation supérieure, Demetrios Nicolaides, la semaine dernière, pour lui présenter deux pistes de solutions.

La première, c'est vraiment une solution bouche-trou, concède Mme Risbud.

Elle consiste à permettre exceptionnellement au Campus d'utiliser son fonds de réserve pour pallier les compressions budgétaires à court terme, procédé auquel le gouvernement albertain a interdit les universités de recourir.

La deuxième solution s’inscrit davantage dans le long terme et relance un vieux débat, celui de réviser le nombre d’étudiants qui sont reconnus par le Campus Alberta-Grant et qui définissent le montant de financement alloué par étudiant à temps plein au Campus Saint-Jean, explique Mme Risbud.

Selon elle, ce nombre-là ne reflète pas la réalité actuelle, puisque plus de 200 étudiants fréquentent le campus à temps plein, sans être considérés comme l'étant.

Mme Risbud rappelle que ce quota n’a pas augmenté au même rythme que les taux d’inscription au Campus Saint-Jean au cours des 10 dernières années.

Malheureusement, on n’a pas eu un oui, on aime cette idée-là ou non, regrette Mme Risbud. Le ministre n’avait pas de réponses précises par rapport aux deux solutions qu'on avait proposées [...] Alors je dirais :  pas de réponses claires, mais des portes ouvertes vers des solutions.

Non disponible pour répondre à nos questions, le gouvernement albertain a indiqué qu'il amorcerait prochainement des négociations avec Ottawa pour le renouvellement d'une entente de trois ans touchant notamment au financement des établissements francophones.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Francophonie