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La construction de la nouvelle ligne de métro de Toronto divisée en plusieurs contrats

Un métro de Toronto qui se prépare à arrêter à une station.

Longue de 15 km, la ligne Ontario doit relier à partir de 2027 la Place Ontario au Centre des sciences de l'Ontario, en passant para le centre-ville.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

Le gouvernement de l’Ontario annonce mardi que la conception, la construction et l’entretien de la ligne Ontario, dont la mise en service est prévue pour 2027, feront l’objet d’au moins quatre contrats distincts en partenariat public-privé (PPP).

Dans un communiqué, la province indique que l’un de ces appels d’offres portera sur un contrat d'exploitation et de maintenance pour l'ensemble de la ligne de métro. Ce volet implique de concevoir, fournir, exploiter et entretenir les véhicules, les voies, les communications et les systèmes de contrôle des trains.

La ligne Ontario suivra un tracé de 15,5 km qui doit relier la Place de l'Ontario au Centre des sciences de l'Ontario, en passant par le centre-ville. Les rames de ce métro pourraient être automatisées.

Le plan comprend 15 stations, dont certaines seront connectées à d’autres stations de la Commission de transport de Toronto (CTT), de GO Transit et du train léger Eglinton Crosstown. Le coût de sa construction est évalué à près de 11 milliards de dollars.

Une carte de Toronto.

La ligne Ontario sera enfouie seulement en partie, selon ce plan de Metrolinx.

Photo : Metrolinx

La CTT sera responsable de l'exploitation quotidienne des nouvelles lignes construites par la province, selon l'accord conclu entre Toronto et la province en octobre dernier.

Deux autres appels d’offres concernent la conception, la construction et le financement pour la partie sud de la ligne Ontario, d’une part, et ceux de la partie nord, d’autre part.

Enfin, les dernières demandes de qualification porteront sur certains segments de la ligne Ontario où le tracé rejoint les corridors ferroviaires du réseau GO, indique le communiqué.

L'opposition fustige le choix du privé

La ministre des Transports, Caroline Mulroney, estime que ces appels d’offres concrétisent la réalisation de notre vision du transport en commun et nous contribuons à générer une activité économique et à créer des dizaines de milliers d'emplois, alors que la province se remet de la pandémie de COVID-19.

Cette division du projet en de multiples contrats est une catastrophe en puissance, réplique le NPD.

Le projet Eglinton Crosstown a déjà montré que la livraison des infrastructures privatisées coûte plus cher et prend plus de temps, expose la critique aux transports du parti d’opposition au gouvernement Ford, Jessica Bell.

Selon elle, la construction de la nouvelle ligne doit être confiée au secteur public. De cette manière, l'Ontario peut construire maintenant sans délai, embaucher localement et aider notre économie à se rétablir.

Le réseau de transport en commun s'élargit

Le réseau de transports en commun de Toronto fait l'objet d'un projet d'expansion estimé à 28,5 milliards de dollars.

En plus de la ligne Ontario, le plan de M. Ford inclut aussi :

  • le prolongement de la ligne de métro Yonge vers le nord
  • trois arrêts de plus sur la ligne 2 dans l'est de Toronto (Scarborough)
  • un nouveau tronçon, en grande partie enfoui, à l'ouest de la ligne de train léger d'Eglinton actuellement en construction

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