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Plan de relance de l'industrie culturelle : la ministre Nathalie Roy répond aux critiques

Nathalie Roy porte une veste grise.

Nathalie Roy, députée caquiste de Montarville, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, en juin 2019

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Au lendemain de la présentation d’un plan de relance du milieu culturel assorti de 400 millions de dollars, la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy a répondu, en entrevue avec Patrick Masbourian à l’émission Tout un matin, aux artistes qui ont fait part de leur déception devant les mesures annoncées. 

Lors de la même émission, le metteur en scène Serge Denoncourt, qui fait partie des signataires de la lettre envoyée la semaine dernière à la ministre Roy, a expliqué la difficulté pour lui et ses collègues du milieu des arts vivants d’imaginer des projets à soumettre, comme le gouvernement l'a demandé, sans savoir si les spectacles seront donnés devant une salle ouverte ou fermée, devant une poignée de personnes ou devant un public plus nombreux.

J’ai le même problème, je ne le sais pas pour le moment, a répondu Nathalie Roy, qui a souligné que les conditions de réouverture des salles de spectacle étaient tributaires des décisions prises par la Direction générale de la santé publique. 

C’est pas nous qui voulons arrêter l’art, la création et les spectacles, c’est la pandémie qui nous a forcés à tout arrêter.

Carte blanche aux artistes

Nathalie Roy a mis en avant le fait que son plan de relance vise à donner carte blanche aux artistes et à leur permettre de créer malgré le difficile contexte actuel. 

Toutes les idées sont étudiées et prises très au sérieux, a-t-elle déclaré. 

Consciente des doléances exprimées par certains artistes de théâtre, qui estiment que les captations de pièces et la diffusion numérique ne constituent pas de véritables solutions, la ministre a tenu à amoindrir [leurs] craintes

[Le plan présenté lundi] n’est pas un programme d’aide pour faire de la captation; la captation et le numérique représentent 14 millions sur les 400 millions que nous allons investir, a-t-elle dit. 

Du théâtre et de la danse en plein air?

Patrick Masbourian a demandé à Nathalie Roy quels types de projets innovants les artistes pourraient concevoir pour pratiquer leur art en ces temps de pandémie. 

La ministre a pris comme exemple le groupe 2Frères, qui a décidé de se produire dans certains ciné-parcs.

Cette idée de faire certains spectacles à l'extérieur avec une distanciation sociale, c’est extraordinaire, puis on va être là pour aider. Cela pourrait également être une pièce de théâtre ou un spectacle de danse.

Nathalie Roy

Aller vite 

Des artistes, comme Louise Latraverse, ont également soulevé le problème de la survie économique des interprètes une fois que la Prestation canadienne d'urgence (PCU) cessera d’être versée à la mi-juillet.

En plus d'exprimer sa tristesse et son découragement, la chanteuse lyrique Marie-Josée Lord a également fait part, tard lundi soir sur Facebook, de sa perplexité quant à la possibilité, pour elle qui est interprète, de demander une subvention pour un projet.

Évoquant le fait qu'un projet culturel prend du temps à développer, l'animateur a interrogé la ministre pour savoir de quoi vivront les interprètes d'ici à ce que les nouvelles créations voient le jour.

On a demandé que la SODEC [Société de développement des entreprises culturelles] et le Conseil des arts et des lettres du Québec [CALQ] traitent avec diligence les demandes qui seront faites pour que l’argent arrive rapidement [aux artistes]. On veut accélérer tout le processus, a-t-elle répondu. 

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