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Violence d’État : Zuckerberg évoque la possibilité de modifier la politique de Facebook

Le grand patron de Facebook s'est dit « dégoûté » par une publication de Donald Trump au sujet des manifestations qui secouent les États-Unis.

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne au Congrès américain dans la foulée du scandale des données personnelles obtenues par la firme Cambridge Analytica.

Les plateformes web ne devaient pas jouer le rôle « d’arbitres de la vérité en ligne », estime le grand patron de Facebook, Mark Zuckerberg.

Photo : Reuters / Leah Millis

Radio-Canada

Le grand patron de Facebook, Mark Zuckerberg, croit qu’une « vraie question » a émergé de toute la controverse entourant l’inaction du réseau social au sujet d'une publication polémique du président Donald Trump : le réseau social devrait-il policer les propos de politiciens qui encouragent la violence d’État?

C’est du moins ce que dit M. Zuckerberg dans un enregistrement obtenu par le site spécialisé The Verge. Les propos ont été captés lors d’une rencontre avec du personnel de Facebook dans les jours suivant la décision du réseau social de laisser en ligne, sans étiquette ou avertissement, une publication dans laquelle Donald Trump déclare que « quand les pillages commencent, les tirs partent ».

Le président se référait spécifiquement aux manifestations en réaction à la mort de George Floyd qui ont eu lieu dans plusieurs villes américaines et qui ont dégénéré en émeutes. Le message a été signalé par Twitter pour « apologie de la violence », mais il est demeuré intact sur Facebook.

C’est une décision qui a suscité la grogne à l’interne : Mark Zuckerberg a été désavoué par des membres de son personnel qui ont dénoncé publiquement le refus du réseau social de sanctionner les propos de Donald Trump, un phénomène rarissime dans la Silicon Valley.

Le patron, qui a déclaré la semaine dernière que les plateformes web ne devaient pas jouer le rôle « d’arbitres de la vérité en ligne », a défendu sa décision dans l’enregistrement obtenu par The Verge en évoquant l’intérêt public du message du président. Les gens doivent savoir si le gouvernement a l’intention de déployer la force, a-t-il dit.

Toutefois, une vraie question émerge de tout ça, à savoir si nous voulons faire évoluer notre politique concernant l’utilisation de la force par les États, a également mentionné Mark Zuckerberg dans cet appel, s’engageant à réexaminer la politique du réseau social, un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines.

Je pense qu’il y a de bons arguments pour lesquels il faudrait y avoir davantage de limites dans les discussions à ce sujet, a-t-il ajouté.

Des commentaires « dégoûtants »

Mark Zuckerberg a également dit dans cet appel qu’il s’est senti dégoûté par la publication du président.

Ma première réaction était… le dégoût. Je ne pense pas que c’est de cette manière que nous voulons que nos leaders agissent pendant cette période. C’est un moment qui exige l’unité, le calme et l’empathie pour les gens qui luttent, dit-il.

Il avoue également que la décision de ne pas censurer le message de Donald Trump a été « déchirante ».

Il n’en demeure pas moins que les propos tenus en privé par leur patron n'ont pas soulagé une bonne partie des membres du personnel de Facebook : l’enregistrement date d’avant les multiples désaveux publics de Mark Zuckerberg par des gens de son équipe.

Avec les informations de The Verge, Business Insider, et Agence France-Presse

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