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Réouverture au prix de « frais COVID » pour le consommateur?

Un garagiste travaille sur des pneus.

Un garagiste prépare les pneus qui seront fixés à une automobile.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

À l’heure où les mesures de confinement sont progressivement assouplies en vue d’un retour à une activité économique plus ou moins normale, des « frais COVID » commencent à faire leur apparition sur la facture des consommateurs. Certains d’entre eux devront composer avec un montant de 30 $ supplémentaire chez le garagiste et des frais d’asepsie de 10 $ à 30 $, voire 50 $, chez le dentiste.

Commerçants et clients doivent s’adapter aux nouvelles conditions d’hygiène et de distanciation physique, mais ces derniers se demandent s’ils doivent en payer le coût.

Une coiffeuse portant un équipement de protection contre le coronavirus rase les cheveux d'un client.

Au Québec, les salons de coiffure sont autorisés à rouvrir depuis le 1er juin, sauf dans le Grand Montréal et la MRC de Joliette.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Une augmentation de frais de 10 % à 15 % est à prévoir sur la facture des clients de salons de coiffure, dont les propriétaires ont investi des fonds pour se conformer aux nouvelles mesures.

Ça peut être justifiable que certains commerçants augmentent leurs prix : la pandémie entraîne des coûts supplémentaires qui peuvent être assez importants pour les commerçants, explique Alexandre Plourde, avocat et analyste chez Option consommateurs.

En entrevue à Tout un matin, Me Plourde craint toutefois que certains commerçants ne profitent de la situation pour imposer des frais déraisonnables pour les consommateurs.

Il faudrait éviter que la pandémie soit un prétexte pour abuser de la situation.

Me Alexandre Plourde, avocat et analyste chez Option consommateurs

En somme, il n’est pas illégal pour un commerçant d’augmenter les prix ou de demander des frais pour un service, précise l'avocat. Il doit cependant respecter les prix affichés et les termes du contrat.

Il ne pourrait pas arriver avec un frais COVID surprise qu’on me demande quand j’arrive à la caisse.

Me Alexandre Plourde, avocat et analyste chez Option consommateurs

Pour un garagiste, ajoute Me Plourde, avant de procéder aux réparations, il doit fournir une évaluation écrite dans laquelle figure le prix total. Dans le cas contraire, il est possible de contester le montant de la facture.

Enfant en consultation chez le dentiste.

« Un professionnel, que ce soit un dentiste, un optométriste ou autre, n’est pas assujetti à la Loi sur la protection du consommateur», rappelle Me Alexandre Plourde, avocat et analyste

Photo : Radio-Canada

Une clinique dentaire dans l’est de Montréal a adressé un message à ses clients les informant du nouveau protocole pour faciliter leur prochaine visite.

On peut y lire que des frais d’asepsie seront facturés selon le traitement [entre 10 $ et 30 $].

La clinique Urgence Dentaire Saint-Leonard confirme pour sa part exiger des frais d'asepsie de 50 $.

Un professionnel, que ce soit un dentiste, un optométriste ou autre, n’est pas assujetti à la Loi sur la protection du consommateur, indique Me Plourde, rappelant qu’il faut, dans ces cas, s’adresser à l’ordre professionnel concerné en cas d’abus.

Avec les informations de Thomas Gerbet

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