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Bell et Telus choisissent Ericsson comme fournisseur d'équipement de réseau 5G

Un plan large de téléphone cellulaire connecté à un réseau 5G.

La 5G promet de nous offrir une vitesse de transmission de données 10 fois supérieure à la 4G et de propulser l'Internet des objets.

Photo : getty images/istockphoto / AndreyPopov

La Presse canadienne

Les ambitions de Huawei Technologies pour le réseau sans fil de cinquième génération (5G) du Canada ont encaissé un dur coup mardi, alors que deux des trois plus grandes entreprises de télécommunications du pays ont annoncé des partenariats avec les rivaux européens du géant chinois.

Bell Canada a annoncé tôt mardi que la suédoise Ericsson serait son deuxième fournisseur en ce qui concerne l'équipement de son réseau d'accès radioélectrique, ce qui est la principale gamme de produits offerts par Huawei au Canada depuis son entrée sur le marché en 2008.

Plus tard dans la journée, Telus a annoncé qu'elle avait également choisi Ericsson ainsi que la finlandaise Nokia comme fournisseurs pour ses réseaux 5G.

Ni Bell ni Telus n'ont fourni de détails financiers au sujet de leurs contrats avec Ericsson et Nokia.

La participation de Huawei à la construction du réseau 5G du Canada est devenue un important point de friction entre Ottawa et Washington. Les États-Unis ont averti le Canada, le Royaume-Uni et d'autres alliés qu'ils limiteraient le partage de renseignements avec les pays qui ont des équipements Huawei dans leurs réseaux 5G – citant le potentiel d'espionnage par la Chine, une allégation que nie Huawei.

Huawei investit 250 millions de dollars par année

L'extérieur du centre de recherches de Huawei à Ottawa.

L'extérieur du centre de recherches de Huawei à Ottawa

Photo : Reuters / Chris Wattie

Huawei travaille en étroite collaboration avec Bell au Canada depuis de nombreuses années, les aidant à construire l'un des principaux réseaux 4G LTE au monde, a affirmé le porte-parole de Huawei Canada, Alykhan Velshi.

Il a ajouté que Huawei restait attaché au Canada et attendait avec impatience que le gouvernement fédéral achève son examen de la 5G et sa décision concernant le rôle de Huawei au Canada.

Nous continuons d'investir plus d'un quart de milliard de dollars par année en recherche et développement au Canada. Nous continuons à établir de nouveaux partenariats de recherche avec des universités canadiennes de calibre mondial. Comme nous l'avons fait depuis plus d'une décennie, nous continuons de travailler avec nos partenaires canadiens des télécommunications pour les aider à créer et à soutenir des réseaux de pointe qui connectent les Canadiens, a affirmé M. Velshi.

Ericsson, qui est déjà un fournisseur de technologie sans fil 4G LTE et d'autres technologies pour Bell, est aussi le principal fournisseur de son concurrent Rogers Communications. L'entreprise occupe également une présence importante dans le secteur de la recherche et du développement à Montréal.

Bell a souligné qu'Ericsson soutiendrait également son déploiement de services Internet fixes sans fil améliorés 5G dans les zones rurales, qui ont généralement moins accès aux réseaux terrestres de fibre optique.

Nous sommes fiers d'avoir gagné la confiance de Bell et d'avoir été choisis comme partenaires clés. Nous allons ainsi renforcer notre relation existante avec Bell afin d'accélérer la transformation de son réseau avec la technologie 5G sans fil mobile et fixe, a affirmé dans un communiqué le président et chef des activités d'Ericsson en Amérique du Nord, Niklas Heuveldop.

Avant l'arrestation de la directrice financière de Huawei Technologies, Meng Wanzhou, à Vancouver en décembre 2018, la société chinoise n'était pas une marque très connue au Canada.

Indécision à Ottawa

Depuis l'arrestation de Meng Wanzhou, qui a creusé un fossé majeur entre la Chine et le Canada et attiré l'attention mondiale sur Huawei, le gouvernement fédéral est indécis quant à savoir si les produits de la société chinoise seront autorisés dans les réseaux canadiens de cinquième génération, qui sont en cours de montage.

Des analystes ont noté que Bell et Telus utilisaient largement Huawei dans leurs réseaux de quatrième génération et estimé que celles-ci seraient plus touchées par une interdiction de Huawei que leur rival Rogers Communications, qui a principalement utilisé les équipements réseau d'Ericsson.

Outre Huawei, Ericsson et Nokia, d'autres sociétés souhaitent obtenir des contrats pour une partie des mises à niveau du réseau 5G.

Samsung Electronics a annoncé une entente relativement à la fourniture d'équipement pour le réseau sans fil de Vidéotron dans la province de Québec et la région d'Ottawa, en Ontario.

En février, un sondage de l'Institut Angus Reid indiquait que 56 % de la population canadienne invitait le gouvernement fédéral à écarter Huawei de l'implantation de la 5G au pays, comme l'ont déjà fait les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

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