•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Shannen Koostachin : 10 ans déjà depuis sa mort

La statue de Shannen Koostachin au bord du lac Témiscamingue.

Shannen Koostachin a inspiré le député fédéral Charlie Angus, qui a publié en 2015 un livre intitulé « Children of the Broken Treaty ».

Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Fleurent

Radio-Canada

Une décennie vient de s’écouler depuis la mort de la jeune militante autochtone, tuée tragiquement dans un accident de la circulation le premier juin 2010. La jeune fille d’Attawpiskat avait organisé une campagne nationale pour la construction d’une nouvelle école, alors qu’elle n’était qu’en 8e année.

Shannen Koostachin avait réussi à obtenir des fonds fédéraux pour remplacer l’école dont le sol était contaminé au diesel.

Avant de mourir, Shannen était pensionnaire chez le député fédéral de Timmins-Baie James Charlie Angus, car elle fréquentait l’école secondaire à New Liskeard.

En ce 10e anniversaire, le député Angus se remémore la jeune fille qui, dit-il, ressemblait à toute autre adolescente qui veut grandir rapidement et qui a une soif d'apprendre.

Une statue dans un parc riverain

Shannen Koostachin est immortalisée dans un parc riverain du Témiscamingue ontarien.

Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Fleurent

Elle dévalait les marches d’escalier tout en brossant ses longs cheveux, se rappelle-t-il. Elle ne ratait jamais l’autobus et aimait aller à l’école. Elle avait le feu sacré et elle devait avoir cette maturité, sachant que beaucoup d’enfants avaient besoin d’elle.

Du moment qu’elle s’est adressée aux politiciens sur la colline du Parlement au sujet de l’école de sa communauté, Shannen Koostachin a marqué l’histoire canadienne, estime le député Angus.

Elle n’avait que 13 ans, poursuit-il, c’était pourtant juste une enfant.

Le lègue de Shannen

L’idée d’une école sécuritaire pour les enfants autochtones n’est toujours pas accessible à tous, selon Cindy Blackstock, la responsable du programme Shannen’s Dream.

Ancienne école d’Attawapiskat, sur la côte ouest de la baie James.

Pendant 14 ans, les enfants d’Attawapiskat, sur la côte ouest de la baie James, ont dû étudier dans ces classes préfabriquées, avant que le fédéral donne le feu vert à la construction d’une nouvelle école, ce qui n'aurait peut-être pas été possible sans le combat de Shannen Koostachin.

Photo : Radio-Canada / Claude Gagnon

Elle rappelle que la jeune fille a fréquenté des classes préfabriquées désuètes et mal chauffées de la maternelle à la 8e année, une situation qui devait être temporaire, selon les autorités fédérales.

Ce que les gens ne savent pas, dit Cindy Blackstock, c’est que les élèves des Premières Nations continuent d’obtenir moins de financement que les autres enfants canadiens et que certaines écoles sont encore infestées de moisissures et n’ont pas de toilettes.

C’est pourquoi, selon elle, il est important que le rêve de Shannen se poursuive, car son combat visait aussi à dénoncer la discrimination raciale au pays.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Autochtones