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Oreiller sur le visage : la prison pour le propriétaire de 4 résidences pour handicapés

L'extérieur du palais de justice de La Malbaie

Le coupable a fait huit victimes.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Le propriétaire déchu de quatre résidences pour personnes handicapées de la région de Charlevoix est condamné à deux ans et demi de prison pour avoir maltraité huit bénéficiaires durant plusieurs mois.

Rémy Bernier a été déclaré coupable d'agressions armées, de voies de fait simples et de menaces. Les faits reprochés ont eu lieu entre septembre 2013 et mai 2015.

Durant cette période, la méthode utilisée pour conserver le calme dans les quatre établissements est toujours la même.

Un employé de garde contacte Bernier, qui tente de calmer le résident turbulent au téléphone. Si cette stratégie pacifique ne fonctionne pas, Bernier se rend alors sur place. Il oblige ensuite la personne à se rendre jusqu’à sa chambre, de gré ou de force.

Oreiller sur le visage

Selon l’état d’agitation de la personne, Bernier l'allonge au sol ou l’étend sur son lit, puis lui applique un oreiller sur le visage suffisamment longtemps pour l’amener au bord de l'asphyxie.

Il le retire ensuite en lui demandant d’un ton autoritaire s’il va dorénavant obéir et se comporter adéquatement, peut-on lire dans le jugement du tribunal.

Les mêmes gestes sont reproduits jusqu’au retour au calme de la victime.

Dans d’autres cas moins graves, l’oreiller est utilisé uniquement pour menacer la personne turbulente.

Résident hospitalisé

Après l'hospitalisation d'un résident, une enquête a mené à la fermeture des résidences et à la mise en accusation d'employés et du propriétaire.

La juge a retenu comme facteur aggravant le fait que les victimes étaient dans un état de totale dépendance envers Rémy Bernier.

Au psychologue qui l’a évalué pour la défense, Bernier a confié avoir eu la fibre entrepreneuriale dès son plus jeune âge. Il a ouvert sa première résidence à 32 ans et exploite également une compagnie de taxi, un garage de mécanique automobile et une compagnie de location d’automobiles et de camions.

Il exprime avoir toujours voulu être le meilleur dans « tout ce qu’il entreprenait », mais ne se considère pas comme « violent ou agressif ».

Rémy Bernier, qui n’avait pas d’antécédent judiciaire, a été condamné à 31 mois et demi de détention, mais il a déjà porté en appel sa condamnation.

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