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Coronavirus : plus de 200 personnalités appellent à un sommet de crise du G20

Des chefs d'État réunis autour d'une grande table ronde.

Dans cette photo d'archive du 28 juin 2019, les dirigeants posent pour une photo au début du déjeuner de travail du sommet du G20 sur l'économie mondiale, le commerce et l'investissement à Osaka, au Japon.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

Agence France-Presse

Plus de 200 personnalités, dont les anciens premiers ministres canadiens Paul Martin, Joe Clark et Kim Campbell, appellent à une réunion en urgence du G20, sans attendre le prochain sommet prévu en novembre, pour agir face à la pandémie de coronavirus.

Sans action du G20, la récession provoquée par la pandémie ne fera que s'aggraver, affectant toutes les économies et les peuples et nations les plus marginalisés et les plus pauvres du monde, écrivent dans une lettre ouverte ces 225 personnalités du monde politique, scientifique ou de la société civile, dont de nombreux anciens chefs d'État et de gouvernement, l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ou encore le financier George Soros.

Représentant 85 % du PIB nominal mondial, le G20 a la capacité de diriger la mobilisation des ressources à l'échelle requise. Nous exhortons les dirigeants à le faire immédiatement

Les signataires de la lettre ouverte

Rappelant que le Fonds monétaire international (FMI) a estimé à 2500 milliards de dollars le besoin de financement des pays émergents pour faire face à la crise, les signataires soulignent que seule une fraction de cette somme a jusqu'à présent été allouée .

« Une condamnation à mort pour les plus pauvres du monde »

Ils défendent une coordination internationale pour développer et fabriquer en série un vaccin qui soit disponible gratuitement le plus rapidement possible.

L'ancien premier ministre (2007-2010) Gordon Brown a par ailleurs déploré que le G20 manque à l'appel en pleine pandémie.

Ce n'est pas seulement une abdication de responsabilité, c'est potentiellement une condamnation à mort pour les plus pauvres du monde, dont le système de santé nécessite une aide internationale, et dont dépendent les pays les plus riches pour empêcher qu'une deuxième vague de la maladie ne frappe nos côtes, a écrit M. Brown dans le quotidien The Guardian.

Pendant son mandat, le Royaume-Uni avait accueilli un sommet du G20 qui avait abouti à un accord pour endiguer la récession mondiale.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi qu'il allait reporter à une date non précisée le sommet du G7 prévu en juin aux États-Unis et inviter d'autres pays à se joindre à la réunion, parmi lesquels la Russie. Ce sommet élargi pourrait se produire en septembre.

Mais pour Gordon Brown, la proposition américaine ne remplace pas un sommet du G20, car nous ne pouvons pas faire face à l'urgence économique ou en matière de santé sans rassembler le monde entier.

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