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La marche en solidarité à George Floyd sera « pacifique » assurent les organisateurs

Deborah Oriane Akpavi.

Deborah Oriane Akpavi, l’une des trois instigatrices de la marche en la mémoire de George Floyd à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ce dimanche, une marche à la mémoire de George Floyd, l’homme afro-américain qui est mort à Minneapolis lors d’une arrestation policière brutale, doit avoir lieu à Sherbrooke. Alors qu’une marche similaire, qui s’est tenue à Montréal, dimanche, a engendré des débordements dans la métropole, les organisateurs de la marche de Sherbrooke veulent à tout prix que cette dernière reste pacifique.

Nous ne voulons pas que ce qui s’est passé à Montréal se passe ici. On veut passer un message pacifique, fait savoir Deborah Oriane Akpavi, l’une des trois instigatrices de cette marche. À Montréal, ça avait bien commencé, mais il y a des individus qui ont décidé de tout gâcher à la fin. Nous, du début à la fin, on veut un message positif, poursuit-elle.

On essaie de faire passer un message contre la brutalité policière. Pourquoi utiliser la violence encore une fois?

Deborah Oriane Akpavi, l’une des trois instigatrices de la marche en la mémoire de George Floyd à Sherbrooke

Une marche sécuritaire

La marche aura lieu le dimanche le 7 juin, à 10 h, au Marché de la Gare de Sherbrooke. COVID-19 oblige, les organisateurs assurent que la marche sera sécuritaire. Contacté par Radio-Canada Estrie, le Service de police de Sherbrooke (SPS) n’a pas voulu émettre de commentaires concernant l’événement.

Questionné sur le sujet, le maire de Sherbrooke, ne pense pas qu’il y aura des débordements à Sherbrooke. Des casseurs, je n’en ai pas vu ici et on n’en veut pas. Les marches ici à Sherbrooke sont pacifiques et se font dans le calme, lance M. Lussier. Ce dernier a fait savoir qu’il se joindra aux manifestants dimanche si son emploi du temps le lui permet.

Steve Lussier affirme également que la Ville travaille beaucoup pour le vivre-ensemble. Avec plus d’une centaine de communautés culturelles sur le territoire, on travaille beaucoup avec le ministère de l’Immigration sur plusieurs plans, assure-t-il.

La discrimination systémique existe aussi chez nous, selon Justin Trudeau

Questionné au sujet de la mort tragique de George Floyd, lundi matin, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avance que pour beaucoup trop de Canadiens, ce qui se passe de l’autre côté de la frontière en ce moment, ce sont des scènes familières.

Le racisme envers les Noirs, la discrimination systémique, l’injustice – ça existe aussi chez nous.

Justin Trudeau

En anglais, le premier ministre du Canada a également parlé des biais inconscients qui existent dans la société canadienne.

Pour sa part, le premier ministre du Québec, François Legault, pense que la discrimination existe au Québec, mais il n'y a pas de discrimination systémique. Il n’y a pas de système de discrimination, lance-t-il.

De son côté, Deborah Oriane Akpavi, l’une des organisatrices de dimanche, croit que la brutalité policière envers les personnes noires existe bel et bien dans la province. Pas comme on le vivrait aux États-Unis, mais c’est sous d’autres formes. Ce n’est pas de la brutalité, de là à de tuer la personne, explique-t-elle.

Certaines organisations de lutte contre le racisme dénoncent pour leur part l’impunité policière. C’est le cas de la Ligue des droits et libertés.

Ce qui arrive aux États-Unis nous paraît révoltant et horrible. Mais il faut aussi être capable d’être assez mature, conscient pour se rendre compte que ça arrive aussi au Canada.

Alexandra Pierre, vice-présidence de la Ligue des droits et libertés

Au-delà des stéréotypes sur les personnes noires, il y a le profilage racial et l’impunité policière qui touche de façon disproportionnée les populations noires au Canada et particulièrement au Québec, regrette Mme Pierre.

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