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Les manifestants dans la rue en dépit d’un couvre-feu et de la présence militaire

Un homme, de dos, brandit une pancarte sur laquelle il est écrit: «Black Lives Matter» dans un nuage de gaz lacrymogène.

Un manifestant contre la brutalité policière à Seattle, dans l'État de Washington.

Photo : Reuters / Lindsey Wasson

Radio-Canada

La menace du président Donald Trump de déployer l’armée n’a pas empêché des manifestants de se réunir dans plusieurs villes des États-Unis afin de dénoncer la mort de George Floyd dans la nuit de lundi à mardi.

Du côté de New York, des centaines de personnes se sont rassemblées pacifiquement pendant la journée de lundi, notamment à Times Square, mais aussi dans Brooklyn.

La situation a dégénéré en soirée alors que des magasins de marques comme Nike ou Michael Kors sur la 5e avenue ont été pillés.

Le maire Bill de Blasio a d'ailleurs annoncé qu'un autre couvre-feu débuterait plus tôt mardi soir, dès 20 h.

La ville est totalement sous contrôle, et pour l'essentiel calme et paisible, a néanmoins assuré le maire sur la chaîne NY1.

Un homme masqué sort d'un commerce par une fenêtre brisée en pleine nuit, à New York.

Des manifestants pillent des magasins au centre-ville de New York.

Photo : Getty Images / Bryan R. Smith

Plus à l'ouest dans l'État de New York, à Buffalo, un véhicule a foncé sur un groupe de policiers lors d'une manifestation antiracisme lundi soir, blessant au moins deux personnes.

Des vidéos de la scène montrent que le véhicule utilitaire sport (VUS) accélère à une intersection peu de temps après que plusieurs policiers semblent s'en prendre violemment à un manifestant dans la rue et après l'avoir menotté.

On aperçoit ensuite d'autres officiers porter secours à ceux qui ont été reversés par le véhicule.

Au moins un officier semble être passé sous les roues du véhicule.

On voit également des officiers se disperser pour éviter le VUS avant qu'il ne passe devant un véhicule militaire.

Quelques instants plus tard, il y a des bruits d'armes à feu.

Les officiers ont été emmenés au centre médical du comté d'Erie. Les autorités ont déclaré que leur état était stable.

En Californie, la police a procédé à une douzaine d’arrestations à la suite de l’entrée en vigueur du couvre-feu, lundi soir, à Oakland. Ces personnes avaient participé à une manifestation pacifique en après-midi et en début de soirée.

Le même scénario s’est répété à Los Angeles alors que la police a également arrêté des personnes qui étaient dans les rues après l’entrée en vigueur du couvre-feu.

Enfin, au moins quatre policiers de St. Louis, au Missouri, ont été atteints de tirs d'arme à feu lundi soir, a indiqué le service de police.

Les policiers ont été transportés dans un hôpital du secteur pour y traiter des blessures qui ne menacent pas leur vie, a précisé le service de police de St. Louis sur Twitter.

À Saint Paul, au Minnesota, la police a confirmé avoir arrêté 66 manifestants dans la nuit de lundi à mardi.

Des manifestants dispersés de force dans la capitale

Une jeune femme noire de profile marche devant une ligne de policiers militaires en tenue antiémeute.

Une manifestante devant la Maison-Blanche bouclée par des policiers

Photo : Getty Images / Jose Luis Magana

Peu avant l'entrée en vigueur du couvre-feu à Washington, lundi soir, les forces de l'ordre ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes sur les manifestants réunis au square Lafayette, près de la Maison-Blanche, avant que le président américain ne prenne la parole. Donald Trump a annoncé que des milliers de militaires seraient mobilisés à Washington pour contrôler les foules.

Des agents du Service des douanes et de la protection des frontières des États‑Unis (CBP) ont aussi été appelés en renfort dans la région de la capitale nationale, a annoncé un peu plus tôt Mark Morgan, commissaire par intérim du CBP. Ces "manifestations" ont sombré dans le chaos et l'action terroriste à cause de groupes radicaux et d'agitateurs, a-t-il écrit sur Twitter.

Depuis jeudi dernier, des manifestants ont envahi par milliers les grandes artères, de Boston à San Francisco, pour dénoncer la brutalité policière après la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, lors de son arrestation par la police de Minneapolis.

Malgré le renvoi des quatre agents impliqués dans cette affaire et l’accusation pour homicide involontaire de Derek Chauvin – celui qui a maintenu son genou sur le cou de la victime jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus respirer –, les manifestants ne décolèrent pas et réclament que justice soit faite, tant pour George Floyd que pour ceux qui, avant lui, ont été tués par les forces de l’ordre.

Une douzaine d'agents portant des casques sont rassemblés devant un drapeau lumineux des États-Unis.

Les agents du département de police de New York ont été déployés à Times Square, où des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer le meurtre de George Floyd.

Photo : Reuters / MIKE SEGAR

Si la majorité des manifestations se sont déroulées pacifiquement jusqu'ici, plusieurs rassemblements ont occasionné des dérapages, la police répondant à coup de gaz lacrymogènes et de matraque face au vandalisme et au pillage de commerces.

Depuis vendredi, des milliers de soldats de la garde nationale du Minnesota sont déployés dans certaines villes de l’État, dont Minneapolis. D'autres États ont opté pour la même option, plus souvent qu'autrement après les appels à l'aide des maires et mairesses.

En Floride, le gouverneur Ron DeSantis a autorisé la mobilisation de quelque 700 membres de la garde nationale.

En réponse aux demandes du maire de Portland, la gouverneure de l'Oregon, Kate Brown, a accepté que 50 membres de la garde nationale viennent prêter main-forte, assurant que ceux-ci ne seront pas en première ligne, mais bien en soutien aux policiers.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleig McEnany, avait fait savoir lundi après-midi que les autorités pourraient compter sur une aide supplémentaire, sans préciser comment celle-ci se manifesterait.

Un centre de commandement central sera mis sur pied pour coordonner les effectifs, en collaboration avec les États, les gouvernements locaux, le général Mark Milley, chef d'état-major de l'armée américaine, et William Barr, le procureur général des États-Unis, avait aussi indiqué Mme McEnany.

Avec les informations de Agence France-Presse, CNN, Reuters, et Associated Press

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