•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Aide fédérale aux municipalités : « On aura besoin de plus », dit Kennedy Stewart

L’hôtel de ville de Vancouver en premier plan avec le centre-ville derrière et les montagnes de la rive nord en arrière-plan

Les municipalités demandent plus de soutien financier des gouvernements fédéral et provinciaux.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovgreen

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, accueille favorablement le versement, au mois de juin, de 2,2 milliards de dollars du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence aux municipalités du pays, annoncé lundi par le premier ministre Trudeau. Il estime cependant que sa ville aura besoin d’une somme plus importante que la part qui lui sera réservée pour passer à travers la crise financière générée par la COVID-19.

L’aide fédérale sera destinée aux projets d’immobilisations.

Cela ne touche pas les frais d’exploitation de la municipalité, a toutefois dit le maire. Notre économie nationale découle des villes. Si nous n’avons pas le personnel pour approuver les permis de construction, pour faire les inspections de bâtiments, pour avoir des ingénieurs et des équipes de construction qui travaillent, eh bien, notre économie va s’arrêter.

Nous avons besoin de l’argent pour les frais d’exploitation pour que les projets en immobilisation aillent de l’avant.

Kennedy Stewart, maire de Vancouver

La Ville de Vancouver a déjà mis à pied 1800 employés municipaux et réduit nombre de services depuis le début de la pandémie. Elle se prépare à mettre à pied plus de fonctionnaires si nécessaire, tandis qu’elle compose avec un manque à gagner de 300 millions de dollars cette année, a rappelé le maire.

Kennedy Stewart appelle les gouvernements fédéral et provincial à discuter ensemble. Il qualifie la situation d’urgente. Nous sommes en train de faire notre budget 2020-2021 et nous devons prendre des décisions assez sérieuses au sujet des impôts fonciers. Nous ne pouvons attendre des réponses plus longtemps, a-t-il dit.

Les deux ordres de gouvernement [fédéral et provincial] doivent s’asseoir ensemble et décider à quoi ressembleront les villes [après la crise].

Kennedy Stewart, maire de Vancouver

Depuis des semaines, les villes réclament à grands cris des fonds du gouvernement fédéral pour compenser leurs pertes de revenus. En avril, la Fédération canadienne des municipalités a réclamé de 10 à 15 milliards de dollars de la part d’Ottawa.

Les petites municipalités en meilleure position

Louise Wallace-Richmond, conseillère municipale à Salmon Arm, affirme que l’aide fédérale est bien reçue dans sa petite ville de 20 000 habitants, qui recevra environ 800 000 $.

C’est toujours bienvenu. On va pouvoir avancer sur des projets qui étaient en attente, commente-t-elle.

Des personnes marchent sur un quai en bois avec une vue sur les montagnes.

La petite ville de Salmon Arm accueille favorablement l'aide du gouvernement fédéral.

Photo : Kristal Burgess Photography

La réalité des petites municipalités est toutefois bien différente des grandes villes.

Ce ne sont pas des revenus qui nous manquent comme à Vancouver, alors on est moins inquiets, ajoute Mme Wallace-Richmond, qui précise que Salmon Arm ne compte pas autant sur les stationnements pour générer des revenus que les grandes villes. Les municipalités plus populeuses ont aussi des dépenses considérables chaque jour, dit-elle, comme celle de Vancouver qui doit gérer la crise des opioïdes.

Reste que Salmon Arm devra reporter des projets comme des améliorations des infrastructures à la plage et la construction de petits parcs à cause de la chute de revenus. Cela permet de ne pas hausser les impôts fonciers, indique-t-elle.

Louise Wallace-Richmond assure cependant que la ville demeure sur la voie de l’équilibre budgétaire. Selon la loi, les municipalités de la Colombie-Britannique ne peuvent pas présenter un budget déficitaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale