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De futures infirmières auxiliaires veulent compléter leur formation

10 femmes portant des habits d'infirmière, stéthoscope au cou, posent pour une photo de finissantes.

Les 10 futures infirmières auxiliaires formées à Rouyn-Noranda n'ont pas pu terminer leur formation.

Photo : gracieuseté

Alors que le gouvernement du Québec annonce vouloir former 10 000 préposés aux bénéficiaires cet été, de futures infirmières auxiliaires déplorent ne pas pouvoir compléter leur propre formation.

Le programme de Soins et assistance en soins infirmiers (SASI), dispensé par le Centre de formation professionnelle Harricana, a dû être arrêté subitement en mars, en pleine crise de la COVID-19. Pour les 17 étudiantes inscrites à Rouyn-Noranda et Amos, qui ont été sollicitées pour venir donner un coup de main comme préposées aux bénéficiaires dans le réseau de la santé, il n’a pas été possible de compléter leur formation de 1800 heures, à quelques semaines du but.

On devait recevoir notre diplôme le 28 mai, souligne Suzy Gingras, membre de la cohorte de 10 étudiantes au SASI à Rouyn-Noranda. C’est vraiment dommage d’entendre qu’ils veulent former 10 000 préposés, mais qu’ils ne sont pas capables de nous faire finir notre formation à nous. Je n’ai rien contre le métier de préposé, j’en suis d’ailleurs une, mais on n’a pas fait ce choix-là. On se sent brimées là-dedans. On dirait qu’on est forcées par le gouvernement à faire quelque chose qu’on ne veut pas.

Suzy Gingras craint que la formation, qui pourrait en principe être reprise et terminée à compter de septembre, soit à nouveau retardée si une deuxième vague de la COVID-19 frappe.

Une femme portant un masque et un bandeau fait un signe de paix en se prenant en photo.

Suzy Gingras souhaite compléter sa formation pour accomplir des tâches qui faciliteraient le travail des infirmières.

Photo : gracieuseté

Mais elle souhaite avant tout que le gouvernement reconnaisse l’importance des infirmières auxiliaires dans le réseau.

On connaît la pénurie de préposés aux bénéficiaires et je ne brime pas du tout leur travail, lance-t-elle. Mais les infirmières auxiliaires, on a aussi une tâche et des compétences qui nous permettent de désalourdir la tâche des infirmières. C’est ça qu’on a choisi de faire et on veut être entendues et respectées pour ce qu’on peut apporter. On n’a jamais entendu parler de nous depuis le début de la crise. On se sent délaissées et on se demande si notre cours va aboutir à rien.

Une solution bientôt?

Interpellé par la députée péquiste Véronique Hivon le 20 mai dernier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se disait ouvert à trouver une solution rapidement pour ces étudiants.

On doit faire attention, parce qu’on vit des crises humanitaires et nos élèves offrent des services d’une très grande importance, expliquait-il à l’Assemblée nationale. On est un peu coincés, parce qu’on ne peut pas se passer en ce moment de la qualité de leurs services. Mais en même temps, on ne veut pas pénaliser des étudiants et retarder leur diplomation.

Le ministre Roberge espérait en arriver à présenter une solution dans les prochains jours ou semaines pour permettre aux élèves de compléter leur formation, au moins à temps partiel. Il a interpellé les centres de formation professionnelle pour qu’ils proposent un plan en ce sens.

Le CFP Harricana confirme être en discussion avec le ministère à ce sujet, sans vouloir commenter les scénarios qui sont à l’étude.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique