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Enquête publique sur la tuerie en N.-É. : « cessez de vous renvoyer la balle »

Tartan bleu et vert noué au poteau soutenant le panneau qui annonce l'entrée à Portapique, en bordure d'une route rurale.

La tuerie a coûté la vie à 22 personnes dans le nord de la Nouvelle-Écosse en avril dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

La Presse canadienne

La famille d'une victime de la tuerie d'avril dernier en Nouvelle-Écosse exhorte les gouvernements fédéral et provincial à cesser de se renvoyer la balle pour décider qui devrait diriger une enquête publique.

Dans une lettre ouverte, Darcy Dobson, fille d'une infirmière auxiliaire autorisée qui faisait partie des 22 victimes de la tuerie, soutient que plus de 40 jours après la tragédie, les familles attendent toujours des réponses à leurs questions afin de pouvoir vivre leur deuil. Elle déplore aussi la quantité d'informations qui nous sont cachées.

La mère de Mme Dobson, Heather O'Brien, de Truro, a été tuée par le tireur le 19 avril alors qu'elle conduisait sur une route de Debert.

Le premier ministre Stephen McNeil soutient qu'il revient à Ottawa de mener une enquête publique, parce que les champs de compétence clés dans cette affaire sont fédéraux, notamment les protocoles suivis par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le premier ministre Justin Trudeau ne s'est toutefois pas engagé à mener une telle enquête : il a seulement promis de travailler avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse pour obtenir des réponses.

Dans sa lettre, signée par toute la famille O'Brien, Mme Dobson juge surréaliste de voir les deux ordres de gouvernement se renvoyer ainsi la balle.

La famille soutient que des erreurs ont été commises au provincial et au fédéral.

Nous avons besoin de réponses, nous avons besoin de réponses pour panser nos plaies.

La famille O'Brien, dans une lettre envoyée aux gouvernements

Où en sommes-nous dans l'enquête? Quelqu'un d'autre a-t-il été impliqué? Pourquoi ne pouvons-nous obtenir aucune réponse depuis 40 jours? demandent les O'Brien.

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