•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Retour en classe en Colombie-Britannique

Une petite fille avec un sac à dos vue de dos alors qu'elle entre dans la cafétéria d'une école.

Les classes de la maternelle à la 5e année n'accueilleront pas plus de la moitié des élèves à la fois.

Photo : Getty Images / SDI Productions

Radio-Canada

Les écoles de la Colombie-Britannique accueillent à nouveau des élèves qui le désirent, plus de deux mois après avoir été forcées de fermer leurs portes en raison de la pandémie de COVID-19.

Il ne s’agit toutefois pas d’un retour à la normale.

De la maternelle à la 5e année, la plupart des enfants peuvent revenir en classe la moitié de la semaine, dans des classes à moitié remplies, et la majorité des élèves de la 6e à la 12e année se rendront à l’école un seul jour par semaine.

Selon le ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique, ces limites devraient aider les enfants à respecter la distanciation sociale, mais des enseignants ont tout de même des inquiétudes quant à ce retour en classe, notamment pour des raisons médicales.

On comprend que, pour le personnel, il y a certaines questions, a reconnu le directeur général du Conseil scolaire francophone (CSF), Michel St-Amant, à l’émission Phare Ouest.

Le secret va demeurer dans le respect des mesures de santé et de sécurité, a-t-il déclaré.

Le CSF verra un retour d’environ 60 % des élèves cette semaine dans l’ensemble de ses écoles, estime M. St-Amant.

Dans le reste des établissements de la province, le nombre total d’enfants qui reprendront les classes est inconnu, affirme de son côté la présidente de la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique, Teri Mooring.

Environ 5000 élèves, surtout des enfants de travailleurs essentiels ou qui ont des besoins spéciaux, ont continué à aller en classe pendant les dernières semaines. Selon le ministère de l’Éducation, la province compte en tout 575 000 élèves de la maternelle à la 12e année.

Rester à la maison

Nicole Jarvis, une enseignante de l’École Salish Secondary, qui relève du conseil scolaire de Surrey, estime que la reprise des classes est une bonne idée, mais elle ne croit pas que tout le monde devrait être forcé de retourner au travail.

J’espère sincèrement que mes collègues qui ont demandé de pouvoir continuer à travailler de la maison pourront le faire, dit-elle.

La présidente de la Fédération des enseignants affirme que l’une des difficultés, actuellement, est de traiter un grand nombre de demandes de ce genre en peu de temps.

Accorder des traitements particuliers à nos membres qui ont des raisons médicales recevables repose sur les épaules de l’employeur, ajoute toutefois Teri Mooring.

La santé publique se veut rassurante

La présidente de l’Association des gestionnaires d’écoles de la Colombie-Britannique, Stephanie Higginson, admet toutefois que toutes les personnes qui ne souhaitent ne pas revenir au travail ne verront pas leur demande acceptée.

Ce n’est pas possible, et ce n’est pas quelque chose de responsable, dit-elle, rappelant que la santé publique et les scientifiques ont jugé que le retour en classe était sécuritaire.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a expliqué, samedi, qu’elle comprenait que la réouverture partielle des écoles puisse créer de l’anxiété chez certains.

Elle a ajouté que cette première étape sera d’une grande aide pour aider à la planification du redémarrage plus large du système scolaire à la rentrée prochaine.

Elle a aussi affirmé que les mesures mises en place dans les écoles sont suffisantes pour protéger la santé aussi bien des enseignants que des élèves, et qu’il y a davantage de risques que le virus soit transmis d’un adulte à un enfant que l’inverse.

Avec des informations d’Angela Sterritt et de la Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !