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Guy Laliberté débouté pour un litige fiscal entourant son voyage dans l'espace

Guy Laliberté en combinaison de cosmonaute.

Guy Laliberté a eu des démêlés avec le fisc à la suite de son voyage dans l'espace, en 2009 (archives).

Photo : Associated Press / Mikhail Metzel

La Presse canadienne

Guy Laliberté ne pourra pas récupérer les millions de dollars payés au fisc canadien entourant son voyage dans l'espace en 2009, où le milliardaire québécois avait passé 12 jours à bord de la Station spatiale internationale.

L'homme d'affaires, qui vient d'être débouté par la Cour d'appel fédérale, a fait savoir lundi qu'il n'avait pas l'intention de se tourner vers le plus haut tribunal du pays, ce qui met ainsi un terme à cette affaire.

Dans une décision de 26 pages rendue vendredi dernier, la juge Mary Gleason s'est rangée derrière la Cour canadienne de l'impôt en écrivant que si les circonstances ayant ouvert la voie à l'appel de M. Laliberté peuvent paraître « inhabituelles et exotiques », il en va autrement lorsque l'on examine l'affaire sur le fond.

Le cofondateur du Cirque du Soleil tentait d'éviter d'avoir à payer de l'impôt sur la facture de 41,8 millions de dollars qui accompagnait son voyage dans l'espace en 2009 en faisant valoir qu'il s'agissait de dépenses d'affaires et non d'un séjour effectué à titre personnel.

Toutefois, l'Agence du revenu du Canada (ARC) avait contesté cette décision et la Cour de l'impôt avait finalement estimé qu'une grande partie des frais de déplacement dans l'espace était effectivement un avantage imposable.

Guy Laliberté a été le premier touriste de l'espace du Canada. Son périple en apesanteur avait été présenté comme une « mission sociale et poétique » pour sensibiliser la population aux problèmes liés à l'accessibilité de l'eau dans le monde. La Cour de l'impôt avait fixé à 10 %, ou 4,2 millions, le montant de la portion du voyage liée aux affaires, ce qui signifie que les 90 % restants du voyage (37,6 millions) représentaient le montant de l'avantage imposable.

Dans un courriel, Anne Dongois, la porte-parole de M. Laliberté, a indiqué que ce dernier était « déçu » de la décision de la Cour fédérale d'appel, en ajoutant que les « impôts afférents » avaient « été payés il y a plusieurs années ».

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