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Réouverture des restaurants le 8 juin : trop peu, trop tard, selon certains

Des chaises installées sur des tables dans un restaurant de Québec fermé en raison de la pandémie de COVID-19.

Des restaurateurs en Saskatchewan craignent de ne pas pouvoir survivre aux pertes de revenus des dernières semaines même s'ils sont autorisés à rouvrir le 8 juin (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La réouverture des restaurants à 50 % de leur capacité à compter du 8 juin, en Saskatchewan, est accueillie par certains entrepreneurs comme une bouée de sauvetage, mais pour d’autres, il s’agira de leur dernière chance de poursuivre l’aventure après plusieurs mois sans revenus.

Le président-directeur général de l’Association des hôteliers de la Saskatchewan, Jim Bence, dit qu’on l'informe de nouvelles fermetures de restaurants à travers la province presque tous les jours.

De nombreux entrepreneurs se disent incapables de payer leur loyer, et les restrictions quant au nombre de clients qu’ils pourraient accueillir le 8 juin pourraient les empêcher de continuer de fonctionner.

Selon Jim Bence, l’industrie de la restauration avait déjà de faibles marges de revenus avant la pandémie, mais on pourra voir dans quelques mois si elle est en mesure de traverser la crise.

Il s’attend à ce que les restaurants remplissent leur salle à manger jusqu’à 50 % de leur capacité les vendredi et samedi, mais craint qu’ils ne soient en mesure d’attirer plus de 15 % de la clientèle durant la semaine.

Ce sera un moment décisif pour de nombreuses entreprises. Les entrepreneurs devront choisir s'ils vont de l’avant et quand ils y vont ou simplement s'ils ferment définitivement, poursuite M. Bence.

Un sondage réalisé par son organisation a révélé récemment que 70 % des propriétaires de restaurants ont déjà envisagé de fermer définitivement ou envisagent présentement de le faire.

S’accrocher ou abandonner

Le propriétaire d’une vingtaine de restaurants Ten Eatery, Steve Kosabek, sait déjà qu’il ne pourra pas rouvrir le 8 juin, jour du début de la troisième phase du plan de relance en Saskatchewan.

Gros plan sur le visage de Steve Kosabek, qui regarde le photographe.

Steve Kosabek ne sait pas encore si son entreprise pourra survivre aux pertes de revenus des derniers mois.

Photo : Kirk Fraser

Il ignore encore si son entreprise pourra survivre aux pertes de revenus des derniers mois, puisque, en raison des restrictions, il ne pourrait accueillir que 15 clients à la fois s’il décide de rouvrir.

Nous avons nos factures à payer. Nous avons encore un loyer à payer et toujours nos frais liés à la nourriture et aux employés à payer. Et si on ne reçoit pas d’argent, alors combien de temps peut-on survivre, demande Steve Kosabek.

Pour sa part, il n'envisage pas de rouvrir tant que les restrictions ne permettront pas une situation viable financièrement.

D’autres entrepreneurs, comme Tim Rogers, le propriétaire du restaurant The Capitol, à Regina, ont déjà pris la décision de fermer après cinq ans dans l’industrie de la restauration.

Une affiche sur une porte qui indique la fermeture d'un restaurant.

Tim Rogers, le propriétaire du restaurant The Capitol, à Regina, estime que la pandémie a été fatale pour son entreprise.

Photo : Matt Howard

La réouverture est presque aussi difficile que le moment où on décide d’ouvrir à partir de rien, ce qui n’est jamais facile, dit Tim Rogers.

Avec les informations d’Alex Soloducha

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