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En plus de la COVID-19, la RDC est toujours aux prises avec l’Ebola

Une infirmière administre un vaccin à enfant.

Une jeune fille reçoit un vaccin contre le virus Ebola à Goma.

Photo : Getty Images / PAMELA TULIZO

Agence France-Presse

La République démocratique du Congo a officiellement déclaré lundi une onzième épidémie de fièvre hémorragique Ebola sur son sol, avec la résurgence d'un foyer dans le nord-ouest du pays, qui vient s'ajouter à la dixième toujours en cours dans l'Est, et à une envolée des cas de COVID-19.

Il y a déjà quatre personnes décédées, a déclaré le ministre de la Santé Eteni Longondo en conférence de presse.

Les quatre décès ont été enregistrés dans un quartier de Mbandaka, le chef-lieu de la province de l'Équateur à environ 600 km à vol d'oiseau au nord de la capitale Kinshasa.

Les deux villes sont reliées par le fleuve Congo (environ une semaine de navigation).

L'Institut national de recherche biomédicale (INRB) vient de me confirmer que les échantillons venus de Mbandaka sont positifs à la maladie à virus Ebola, a détaillé le ministre.

Nous allons leur envoyer très rapidement le vaccin et aussi les médicaments, a-t-il poursuivi, assurant vouloir se rendre sur les lieux en fin de semaine.

Deux travailleurs de la santé s'occupent d'un patient.

Deux travailleurs de la santé s'occupent d'un patient suspecté de souffrir du virus Ebola, au sein de l'Unité de soins d'urgence biosécurisés à Katwa, près de Butembo, en République démocratique du Congo, le 3 octobre 2019.

Photo : Reuters / Zohra Bensemra

La province de l'Équateur a été touchée par une précédente épidémie d'Ebola entre mai et juillet 2018 (54 cas pour 33 morts et 21 survivants).

Ils ont déjà des réflexes de ce qu'il faut faire. Ils ont déjà commencé la riposte au niveau local depuis hier dimanche, selon le ministre.

Une autre épidémie d'Ebola est encore en cours à un autre bout du pays, dans l'Est, qui a tué 2280 personnes depuis août 2018.

Le 14 mai, les autorités sanitaires avaient relancé un compte à rebours de 42 jours sans nouvelle hospitalisation pour déclarer la fin de cette dixième épidémie, qui a principalement touché la province du Nord-Kivu.

Un précédent compte à rebours avait été arrêté à trois jours de l'échéance, avec l'apparition d'un nouveau cas le 10 avril (sept nouveaux cas depuis, dont quatre décès, deux guérisons, et un patient en fuite).

Au cours de cette épidémie, deux vaccins non encore officiellement homologués ont été massivement utilisés (plus de 300 000 personnes vaccinées au total).

Au total, il y a eu onze épidémies de fièvre Ebola déclarées sur le sol congolais depuis la découverte du virus dans ce pays alors appelé Zaïre en 1976, déjà dans la province de l'Équateur.

Ebola et COVID-19, un cocktail dangereux

La RDC est également touchée par l'épidémie mondiale de coronavirus (3195, dont 2896 à Kinshasa, et 72 décès, selon les derniers chiffres officiels publiés lundi).

Nous sommes en période ascendante de la courbe, a déclaré lundi le ministre de la Santé, selon lequel il est hasardeux de lever les mesures mises en place le 20 mars face au coronavirus.

Ces mesures prévoient une restriction des déplacements entre Kinshasa et le reste du pays, la province de l'Équateur compris.

Aucun cas de coronavirus n'a été enregistré dans cette province de nouveau touchée par Ebola.

Le responsable des équipes de prise en charge des patients atteints de COVID-19 est le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe, l'un des découvreurs du virus Ebola en 1976 avec le Belge Peter Piot.

Le professeur Muyembe a été mobilisé à chaque épidémie d'Ebola dans son pays, notamment à Kikwit (centre) en 1995: J'ai consacré toute ma vie et toute ma carrière à lutter contre Ebola.

La RDC fait également face à une épidémie de rougeole qui a tué plus de 6000 personnes depuis début 2019, ainsi qu'à des épisodes de choléra et, comme tant d'autres pays africains, aux ravages du paludisme.

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