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Pénurie de bénévoles à IKWE Safe Rides en raison de la pandémie

Une femme au volant d'une voiture.

Christine Brouzes, codirectrice d'Ikwe Safe Rides, dit qu'il est plus difficile pour les femmes autochtones d'avoir un trajet sécurisé, car son organisation manque de bénévoles en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / (Stephanie Cram/CBC)

Radio-Canada

L'organisme de transport de femmes autochtones par des femmes IKWE Safe Rides a perdu de nombreuses bénévoles depuis le début de la pandémie. Pour sa codirectrice, cela met en péril la sécurité des bénéficiaires.

Lundi, l'organisme winnipégois ne comptait plus que sur l’aide de 3 bénévoles, alors qu'en mars, il y en avait encore 55, selon la codirectrice, Christine Brouzes.

Pour fonctionner, l’organisme compte sur l’aide de nombreuses bénévoles. Depuis sa création en 2016, 100 000 trajets ont été effectués.

En raison de la pandémie, la grande majorité de ces bénévoles a décidé de rester à la maison. Mme Brouzes comprend ce choix, mais elle précise que la demande pour effectuer des trajets n’a, elle, pas diminué.

Les trois bénévoles que nous avons en ce moment font des trajets de temps en temps pour aider, elles ne sont pas à plein temps, ajoute-t-elle. Donc, pour certaines demandes, je me demande comment ces femmes font pour rester en sécurité.

De nombreuses femmes ont encore besoin de consulter un médecin ou d’aller faire des courses. Mme Brouzes dit qu'elle reçoit des demandes chaque nuit.

Selon elle, les femmes qui comptent sur IKWE Safe Rides ne veulent pas appeler un taxi après avoir entendu parler de plusieurs cas de harcèlement de la part de chauffeurs dans le passé.

Nous voulons qu’elles soient en sécurité, nous voulons les ramener à la maison, mais nous ne pouvons pas le faire parce que nos bénévoles ne sont pas là en ce moment.

Une plus grande sécurité

Kyra Turcan utilise ce service pour magasiner ou rendre visite à sa famille.

Je me sens plus en sécurité quand ce sont des femmes qui me conduisent que lorsque je suis dans un taxi.

Kyra Turcan, utilisatrice du service d'IKWE Safe Rides

Cette dernière n’a pas eu de problème, récemment, pour trouver une conductrice, mais elle sait que c’est le cas pour d’autres femmes.

Selon la direction, la Ville de Winnipeg autorise toujours IKWE Safe Rides à poursuivre ses activités en respectant les directives des autorités de la santé.

Christine Brouzes s’attend à ce que la demande augmente en même temps que la relance de l’économie s’accélère.

Cependant, elle ne veut pas que les gens se sentent obligés de revenir sur la route.

IKWE compte lancer une nouvelle formation pour de nouveaux bénévoles en juillet.

Avec les informations de Nelly Gonzalez

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