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Les opinions divergent sur la réouverture de la Basse-Côte-Nord

Une pancarte indique Blanc-Sablon vers l'est et Bonne Espérance vers l'ouest.

Le village de Blanc-Sablon a une frontière commune avec le Labrador (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Radio-Canada

Contrairement à ce qui avait été prévu, le point de contrôle à l’entrée de la Basse-Côte-Nord a été levé dimanche soir, en même temps que ceux situés à l'entrée de la région. Cette décision, inattendue pour plusieurs, suscite des opinions divergentes parmi les élus de la Basse-Côte-Nord.

Jusqu'à tout récemment, aucune date n'avait été annoncée pour l'ouverture de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent. Son accès était fermé depuis plus de deux mois pour freiner la propagation de la COVID-19.

Une surprise pour Blanc-Sablon

La mairesse de Blanc-Sablon, Wenda Beaudoin, est très surprise que tous les barrages routiers aient été levés en même temps sur la Côte-Nord, même ceux situés plus à l'est.

Elle dit n'avoir jamais eu de discussions avec les autorités du gouvernement du Québec à cet effet au cours des derniers jours.

Selon la mairesse Beaudoin, cette décision du gouvernement manque de cohérence, puisque le Labrador maintient ses contrôles routiers.

Ça [veut] dire que les personnes du Labrador vont pouvoir rentrer au Québec, mais les personnes du Québec ne [pourront] pas aller au Labrador. Moi, je m'attends à ce que la population réagisse à cette façon de faire là, affirme la mairesse.

Wanda Beaudoin, mairesse de Blanc-Sablon.

Wenda Beaudoin aurait aimé qu'il y ait une coordination avec la province de Terre-Neuve-et-Labrador (archives).

Photo : Page Facebook de Wanda Beaudoin

Elle explique que plusieurs services, comme les quincailleries et des garages, sont situés du côté du Labrador. Elle ajoute également que bon nombre de résidents ont de la famille de part et d'autre de la frontière.

Unamen Shipu avait donné son accord et ouvre ses frontières

De son côté, c’est sans surprise que le chef de la communauté innue d’Unamen Shipu accueille l’ouverture de la Basse-Côte-Nord.

Bryan Mark avait donné son aval à la santé publique il y a quelques jours.

La communauté d'Unamen Shipu, qui était confinée depuis la mi-mars, lève maintenant le contrôle des allées et venues sur son territoire.

Le chef du conseil de bande, Bryan Mark, explique cependant que le déconfinement se fera par étapes. On va commencer par permettre aux gens de la communauté de sortir un peu plus et de reprendre leurs bonnes habitudes qu’ils avaient avant, afin de retrouver un équilibre avant de permettre de grands travaux ou quoi que ce soit de ce côté-là, indique le chef Mark.

Une période de quarantaine pour les résidents d’Unamen Shipu qui reviennent dans la communauté pourrait être recommandée. La nécessité de s’isoler et la durée de ces isolements dépendront d'où reviennent les membres de la communauté. Le conseil de bande donnera plus d'informations à ce sujet dans les prochains jours.

Bryan Mark en marge des audiences de la Commission Viens

Les résidents d'Unamen Shipu peuvent commencer à circuler librement, explique Bryan Mark (archives).

Photo : Radio-Canada

Le prolongement de ligne électrique toujours en suspens

La communauté demeure toutefois fermée aux touristes et aux travailleurs. Le chef Mark indique qu’il est beaucoup trop tôt pour parler de la reprise des travaux de raccordement électrique de sa communauté par Hydro-Québec. Ces travaux nécessiteraient selon lui la venue d’une trentaine de travailleurs de l’extérieur. En grande majorité, ça va arriver des grands centres et je ne suis pas sûr que ma population soit prête à ça, précise-t-il.

Des travailleurs à l'oeuvre sur un pylône électrique.

Travaux de prolongement de la ligne d’Hydro-Québec vers Unamen Shipu en février 2020 (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La semaine dernière, le conseil de bande de Nutashkuan a demandé le report de ces travaux de construction, qui avaient été suspendus le 27 mars en raison de la pandémie. Hydro-Québec avait alors indiqué souhaiter une reprise le plus tôt possible.

Avec des informations de Marie Kirouac

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