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2 fois plus de locataires à la rue le 1er juillet, craint la FRAPRU

Un déménagement sur la rue Parvis à Québec, le 24 mars 2020.

Le FRAPRU demande notamment du soutien financier au loyer pour les ménages les plus précaires en plus de la mise en place d'aide au déménagement et à l'entreposage car la pandémie provoque une surchauffe.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Radio-Canada

Le FRAPRU a tenu une mobilisation virtuelle lundi pour demander des mesures d'urgence pour des locataires sans logement en vue du 1er juillet.

Une centaine de militants des quatre coins du Québec ont tenté de scander des slogans malgré les défis reliés à une vidéoconférence de groupe.

L'organisme estime qu'il y aurait deux fois plus de locataires qui craignent de se retrouver à la rue cette année.

La situation est alarmante, indique Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, citant les taux d'inoccupation bas dans plusieurs villes de la province.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, qui tient un porte-voix lors d'une mobilisation virtuelle.

Véronique Laflamme a symboliquement utilisé son porte-voix lors de la mobilisation virtuelle.

Photo : Radio-Canada

Avant que cette crise sanitaire arrive, on avait déjà une crise du logement. On s'attendait déjà à un 1er juillet difficile.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Améliorer les mesures d'aide

Le gouvernement du Québec doit améliorer son programme d'aide pour l'hébergement d'urgence et offrir une garantie d'hébergement pour tous ceux et celle qui ne trouveront pas d'appartement d'ici au 1er juillet.

Le FRAPRU demande également du soutien financier au loyer pour les ménages les plus précaires en plus de la mise en place d'aide au déménagement et à l'entreposage, car la pandémie provoque une surchauffe.

Dans certaines régions, les locataires nous ont déjà dit qu'ils avaient de la difficulté à trouver des déménageurs et on pense que dans les circonstances, il faut que cette aide-là soit offerte à l'avance, insiste Véronique Laflamme.

Démarches difficiles

Dans la capitale, des locataires sont déjà à la rue. Le Comité logement d'aide de Québec Ouest a notamment présenté le cas d'un résident d'une maison de chambres de Sainte-Foy qui n'a pu se trouver un logis après la fin de son bail le 1er juin.

Les démarches auprès de l'Office municipal d'habitation de Québec n'ont rien donné jusqu'à maintenant.

Quand l'Office m'a recontacté le lendemain, c'était pour me dire que le locataire avait été invité à s'inscrire aux listes d'attente pour du logement social dont l'attente est d'une durée d'environ deux ans, mais qu'il n'y avait pas de logement disponible actuellement pour lui, explique la permanente du Comité, Anne-Sophie Trottier.

On m'a dit d'appeler à la Société d'habitation du Québec pour plus d'aide, mais à la SHQ, on m'a dit que c'était l'Office qui était responsable des cas d'urgence.

Si les mesures en place ne sont pas suffisantes, on va juste accroître l'itinérance, prévient Véronique Laflamme.

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