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Lendemain de casse au centre-ville de Montréal : 11 arrestations

« Il y a eu deux événements. D’abord, la manifestation qui se déroulait dans l’ordre. Et la casse, c’en est un autre », précise la police.

Deux manifestantes se tiennent près d'une toilette portative en feu.

Plusieurs chantiers, immeubles et commerces ont été vandalisés lorsque la manifestation tirait à sa fin, en début de soirée.

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

L’heure est au nettoyage ce matin dans plusieurs rues du centre-ville, notamment sur Sainte-Catherine, où des dizaines d’actes de vandalisme, de pillage et d’incendies ont été commis contre des commerces, des édifices et sur des biens publics par des casseurs qui se sont invités dans la manifestation tenue pour dénoncer le meurtre de George Floyd, tué par un policier de Minneapolis, le 25 mai.

En tout, 11 personnes ont été arrêtées lors de l’événement qui a secoué le centre-ville, où nombre de commerçants tentent tant bien que mal de se relever des mois de confinement de la COVID-19.

Selon le porte-parole du SPVM, André Durocher, neuf personnes ont été arrêtées pour entrée par effraction, une pour agression armée et une pour méfaits. D'autres arrestations sont à prévoir au cours des prochains jours ou prochaines semaines, a-t-il ajouté.

Deux hommes masqués vêtus de noir allument une fusée éclairante près d'une fenêtre brisée et d'un vélo vandalisé.

Plusieurs individus s'étaient donné rendez-vous lors de cette manifestation pour en découdre avec la police.

Photo : Ivanoh Demers

Au moins 75 rapports ont aussi été remplis pour divers méfaits à la suite de cette manifestation qui avait pourtant bien commencé, explique M. Durocher : Ça s’est très bien passé jusqu’à 20 h 30. Les gens ont respecté les consignes, une très belle marche pour démontrer leur indignation face à ce qui s’est produit aux États-Unis.

Mais les choses ont changé plus tard en soirée lorsque des groupes d'individus ont commencé à allumer des incendies, à lancer des projectiles dans les fenêtres, à enfoncer des vitrines et à piller des commerces dans les rues.

Comme c’est toujours le cas, il y a des gens qui profitent de ces grands événements pour y commettre de la casse et des méfaits. Dès que la noirceur s’est amenée, on a vu que le ton changeait et que les gens devenaient plus agressifs.

André Durocher, porte-parole du SPVM
Un rang de policiers monte la garde dans les fumées de gaz lacrymogène.

Les policiers antiémeute ont dû recourir à des tirs de gaz lacrymogènes pour forcer les casseurs à se disperser.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les policiers munis d'armures antiémeute ont dû recourir à des tirs de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants et les casseurs qui avaient refusé de se disperser plus tôt à la demande des autorités, lorsque la situation a commencé à dégénérer.

C’est pas mal nos clients habituels, le même noyau qui profite des manifestations pour casser, selon M. Durocher, qui tient cependant à apporter des nuances sur ce qui s’est passé hier au centre-ville de Montréal.

Il y a eu deux événements. D’abord, la manifestation qui se déroulait dans l’ordre. Et la casse c’en est un autre, il n’y a pas de liens entre les deux.

André Durocher, porte-parole du SPVM

Le porte-parole du SPVM n’a pas fait état de blessés graves sans toutefois livrer davantage d’informations à ce sujet.

Il a par ailleurs refusé de donner une estimation de la foule qui s’était rassemblée au centre-ville pour dénoncer, comme les font des centaines de milliers d’Américains depuis six jours, la brutalité policière et le profilage racial dont sont fréquemment victimes les personnes racisées.

Des manifestants masqués avec le poing levé.

Des milliers de manifestants ont scandé dimanche soir des slogans contre le racisme et la brutalité policière.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des manifestations ont aussi eu lieu à Toronto et à Vancouver.

Cette nouvelle flambée de colère et d’indignation a pris naissance le 25 mai à Minneapolis, aux États-Unis, après que George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, soit mort après avoir été maintenu au sol par un policier qui s’est agenouillé sur sa gorge alors qu’il était menotté et ne représentait aucun danger immédiat.

De nouvelles vidéos semblent écarter la thèse mise en avant par la police, selon laquelle George Floyd, soupçonné d'avoir tenté d'écouler un faux billet de 20 $ dans un commerce, aurait résisté aux agents venus l'interpeller.

Une guitare dont le manche et la caisse sont brisés.

Le magasin de musique Steve's a été la cible de gestes de vandalisme.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

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