•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'argent annoncé par Ottawa pour les villes ne suffit pas, dit le maire de Toronto

John Tory lors d'un point de presse.

Le maire de Toronto, John Tory.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Le maire de Toronto, John Tory, se réjouit du fait que les ville toucheront plus rapidement cette année leur part du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence. Il ajoute toutefois que les villes ont aussi besoin d'argent « neuf ».

Le gouvernement Trudeau a annoncé lundi qu'il devancerait le paiement des recettes de la taxe sur l'essence, versant 2,2 milliards aux municipalités dès juin pour les aider à contrer les retombées économiques négatives de la pandémie.

Le maire Tory souligne toutefois en entrevue au réseau CP24 que c'est de l'argent que les villes auraient obtenu « de toute façon », alors que les municipalités font face à un trou budgétaire très important à cause de la COVID-19.

Toronto s'attend à avoir accumulé un manque à gagner de 1,5 milliard de dollars d'ici la fin de l'année, dit M. Tory.

Les revenus de la Ville Reine en matière de transport en commun ont chuté en raison de la baisse importante d'achalandage. C'est sans parler des recettes de la taxe municipale sur l'achat d'une propriété.

Le maire Tory affirme que la Ville ne peut pas simplement augmenter l'impôt foncier pour éponger le manque à gagner, parce que les résidents n'ont pas les moyens financiers de payer plus en ce moment.

La loi ontarienne n'autorise pas les municipalités à faire des déficits d'exploitation annuels.

M. Tory affirme que les discussions se poursuivent avec les gouvernements provincial et fédéral pour une aide supplémentaire.

Le gouvernement ontarien a pressé Ottawa de délier les cordons de la bourse pour aider les villes.

Le mois dernier, le Caucus des maires des grandes villes de l'Ontario a prévenu que ses membres devraient sabrer les services et mettre à pied des milliers d'employés, s'ils ne reçoivent pas une aide d'urgence des gouvernements fédéral et provincial.

Mississauga, en banlieue de Toronto, a déjà mis à pied 2000 employés. Le maire Tory a averti, lui, que Toronto devrait mettre à pied 19 500 employés et amputer le niveau de service de transport en commun de 50 %, si rien n'est fait.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Politique fédérale