•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa annonce un premier coup de pouce de 2,2 milliards pour les villes

Vue du centre-ville de Montréal au printemps et d'un pont qui est désert.

Vue du centre-ville de Montréal au printemps et d'un pont qui est désert en temps de pandémie de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les villes canadiennes recevront plus vite leur part du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence cette année. Le gouvernement Trudeau versera 2,2 milliards aux municipalités dès juin pour les aider à contrer les impacts économiques de la pandémie.

Depuis des semaines, les villes réclament à grands cris des fonds du gouvernement fédéral pour compenser leurs pertes de revenus. En avril, la Fédération canadienne des municipalités a réclamé de 10 à 15 milliards de dollars de la part d’Ottawa.

Les pertes de revenus liées à la COVID-19, y compris la baisse de fréquentation dans les transports en commun, notamment, ont créé un trou considérable dans le budget des municipalités.

Justin Trudeau a annoncé lundi matin un premier geste pour leur permettre de sortir la tête de l’eau.

Le paiement de 2,2 milliards de dollars du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence pour 2020-2021 sera accessible plus tôt que prévu pour les villes, soit dès juin.

Cette enveloppe leur permet de financer divers projets liés aux transports en commun, aux eaux usées, à l’eau potable et aux routes, notamment.

Habituellement, les municipalités reçoivent ces paiements en deux versements, mais c’est de l’argent dont elles ont besoin maintenant pour pouvoir continuer à offrir des services essentiels.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Une première étape

La pandémie a frappé de plein fouet les finances des villes qui, selon la loi, ne peuvent pas légalement enregistrer de déficits. Certaines doivent faire des choix difficiles.

Le maire d’Edmonton se demandait récemment s’il allait devoir interrompre le service de transport en commun cet été.

Les gouvernements municipaux réclament beaucoup plus que les 2,2 milliards du Fonds sur l'essence pour pouvoir boucler leur budget.

Justin Trudeau a abordé le sujet jeudi dernier avec les provinces lors de sa téléconférence hebdomadaire.

Selon nos informations, des discussions se poursuivent pour en arriver à un accord entre le gouvernement fédéral et les provinces pour regarnir les coffres des municipalités.

Les villes relèvent des provinces, et des négociations s’imposent pour acheminer l’argent.

Il faut en faire plus et on va en faire plus. Mais pour en faire plus, il faut travailler avec les provinces, parce que les municipalités sont [de] leur juridiction. On va être là pour investir, mais ça doit être fait dans le respect des champs de compétence, en partenariat avec les provinces.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Je demanderais au gouvernement [Trudeau] de faire preuve de leadership et d’entrer en discussion avec tous les gouvernements provinciaux afin qu’eux aussi contribuent et fassent partie de la solution, déclarait la mairesse de Montréal, Valérie Plante, à la mi-mai.

Montréal estime que la crise actuelle pourrait lui faire perdre de 250 à 500 millions de dollars. Toronto estime perdre 65 millions de dollars par semaine.

Pas l'aide souhaitée, selon le NPD

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, n'a pas tardé à faire savoir que l'aide proposée par le gouvernement n'était pas celle attendue par les municipalités, même s'il y voit un geste positif.

Ce que les municipalités ont dit, c'est qu'elles doivent faire face à d'énormes déficits, ce qui signifie qu'elles vont perdre des employés et leur capacité à offrir des services, a-t-il résumé en conférence de presse.

Alors nous demandons un financement direct pour soutenir les municipalités pendant cette crise, pour leur permettre de garder leurs employés et d'offrir des services, a-t-il poursuivi.

Le chef démissionnaire du Parti conservateur, Andrew Scheer, a fait savoir qu'il commentera l'annonce après qu'elle aura été officialisée.

Il a convenu d'emblée que l'épidémie met un poids certain sur les finances des municipalités, mais a pourfendu le bilan terrible du gouvernement Trudeau en matière d'infrastructures.

Le maire de Toronto, John Tory, s'est pour sa part réjoui de l'aide annoncée, tout en soulignant que les villes ont aussi besoin d'argent frais.

En entrevue au réseau CP24, M. Tory a plaidé que l'argent qui doit être versé aux municipalités l'aurait été de toute façon.

Trudeau ne veut pas de la Russie au G7

Par ailleurs, Justin Trudeau a profité de son point de presse quotidien pour affirmer sans détour qu'il ne veut pas que la Russie prenne part au prochain sommet du G7.

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi qu'il reportait ce sommet, initialement prévu en juin aux États-Unis, et qu'il souhaitait y inviter d'autres pays comme la Russie, la Corée du Sud, l'Australie et l'Inde.

La Russie a été exclue du G7 à cause de leur invasion de l’Ukraine, elle continue de se comporter de façon qui fait fi complètement des normes et des lois internationales, et donc [ce] ne serait pas acceptable de l’accepter au sein du G7, a commenté le premier ministre canadien.

Il a ajouté que le sommet du G20 est un forum qui permet déjà au Canada d'avoir des conversations avec des pays avec lesquels nous n’avons pas nécessairement de très bonnes relations, comme la Russie ou l'Arabie saoudite.

Mais le G7 a toujours été un endroit pour avoir des conversations franches entre des alliés et des amis qui partagent beaucoup de choses, a-t-il conclu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !