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Le Conseil scolaire d’Edmonton échaudé par la nouvelle loi sur les écoles à charte

Des élèves lèvent la main dans une classe.

La nouvelle loi nuirait à l'accessibilité au système scolaire, croient ses opposants.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le Conseil scolaire d’Edmonton ne cache pas son mécontentement face à la décision de la ministre albertaine de l’Éducation, Adriana LaGrange, de mettre notamment fin à la limitation du nombre d’écoles à charte dans la province et aux consultations des conseils scolaires publiques lors de la création de ces écoles.

Selon la présidente du conseil, Trisha Estabrooks, la nouvelle loi exclut les conseils scolaires du processus décisionnel.

En vertu de la loi actuelle, une école à charte potentielle doit démontrer que son programme scolaire est qualitativement différent de celui des écoles publiques.

La nouvelle loi donne au ministre le droit d’approuver la charte d’une école du moment qu’elle offre une instruction à vocation particulière, même si une école publique offre déjà un programme similaire dans les environs.

Il devrait y avoir une consultation et des discussions avec le conseil scolaire local, dit Mme Estabrooks. Cette loi ne fait qu’ouvrir le chemin à l’ouverture d’écoles à charte.

Un droit des parents, clame la ministre

Selon la ministre LaGrange, la nouvelle loi vise plutôt à affirmer le droit des parents de choisir le genre d’éducation que leurs enfants reçoivent .

De son côté, l’Association des écoles à charte de l’Alberta croit qu’il revient bel et bien à la ministre de définir les besoins des élèves albertains.

Je crois que la loi donnera aux écoles la chance d'élaborer les meilleures options possible pour les élèves, soutient son président, Ron Koper.

Les défenseurs des écoles à charte répètent que celles-ci offrent plus de choix aux parents en ayant la possibilité d’essayer de nouveaux types de programmes.

On instruit des élèves d’écoles publiques avec des fonds publics et la responsabilité qui y est liée, dit Ron Koper.

Une « érosion du système public d’éducation », disent les opposants

Cette vision optimiste du rôle des écoles à charte de la province ne fait toutefois pas l’unanimité.

Certains opposants croient qu’elles créent un système de castes dans lequel les écoles publiques doivent se battre pour obtenir la faveur des parents et les fonds publics liés à l’inscription de leurs enfants.

Si on se retrouve avec plus d’écoles à charte, on videra les écoles publiques de leurs élèves et de leurs moyens financiers, souligne le président du Syndicat des enseignants de l’Alberta, Jason Schilling.

Mêmes inquiétudes du côté de l’Association des conseils scolaires publics de l’Alberta, qui s’est exprimée par communiqué, vendredi.

Non seulement il a levé l’obligation de consulter les conseils scolaires locaux, mais le gouvernement de Jason Kenney a retiré la clause qui limitait à 15 le nombre d’écoles à charte dans la province.

Plus il y aura de ces écoles, plus on verra l’érosion du système public d’éducation, note Trisha Estabrooks. Ces écoles reçoivent des fonds publics sans être accessibles au public.

Selon la ministre, le gouvernement albertain n’a reçu aucune demande d’incorporation d’école à charte depuis que le Parti conservateur uni de Jason Kenney a pris le pouvoir, aux élections générales de 2019.

Avec les informations de Mirna Djukic, Lucie Edwardson et Jordan Omstead

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