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Mannequin internationale et agricultrice en Beauce

Le reportage de Valérie Cloutier

Photo : Ace Amir

Depuis quelques années, Kellyanne Bilodeau, 19 ans, partage sa vie entre les prestigieux podiums des semaines de la mode et son travail à la ferme familiale, à Saint-Odilon, en Beauce.

C’est tout naturel. Je pense que j’aime mieux vivre en campagne, mais j’aime aussi la ville! lance la jeune mannequin rencontrée alors qu'elle venait de terminer sa journée de travail à la ferme laitière où elle a grandi.

Kellyanne Bilodeau s'occupe des vaches dans l'étable.

Kellyanne Bilodeau à la Ferme Coqueron, à Saint-Odilon-de-Cranbourne

Photo : Radio-Canada / Valérie Cloutier

Kellyanne Bilodeau, dont la carrière internationale est sur pause en raison de la COVID-19, est l’aînée d’une famille de quatre enfants. Elle avait 15 ans lorsque des professionnels du milieu de la mode l’ont repérée.

C’est une agence de Québec qui m’a contactée par Facebook. Ils voulaient me rencontrer. Je n’étais pas certaine, j’ai montré ça à mes parents et ils m’ont dit de faire attention. Je suis allée à l’entrevue avec mes parents, explique la jeune adulte qui a rapidement rencontré dans le milieu celle qui est aujourd’hui son agente internationale, Chantale Nadeau.

Kellyanne Bilodeau pose en robe d'été pour une couverture de magazine en GrèceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Couverture du « Beauté Magazine », en Grèce

Photo : Beauté Magazine / Bill Georgoussis

Destinations de rêve

New York, Londres, Paris, Milan, Séoul, Athènes : Kellyanne enchaîne depuis les défilés et les voyages remplis de découvertes. En Grèce, c’est là que j’ai goûté la nourriture la plus savoureuse. Je reste à peu près deux mois dans chaque pays. Pour faire des défilés, des castings et pour faire des photos de magazines.

En tête de ses coups de coeur, la jeune femme choisit Paris. La Ville Lumière est la première ville sur la scène internationale que j’ai visitée. C’était pour des castings d’abord, et j’y suis retournée pour le travail.

Son père, qui l’a accompagnée pour son premier voyage, voulait pour sa part s’assurer que tout se déroule bien. Je voulais me faire un visuel de tout ça, et ça a passé le test, souligne Christian Bilodeau. On a profité de ce bref séjour pour aller visiter la tour Eiffel et Notre-Dame-de-Paris. Je lui ai dit : c’est hors du commun ce que tu vis, profites-en!

Kellyanne Bilodeau porte une robe de style militaire. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kellyanne Bilodeau pose pour le magazine « Elle Canada »

Photo : magazine Elle Canada / David Picard

C'est par contre ses réalisations en sol canadien qui rendent Kellyanne Bilodeau le plus fière. J’aime vraiment faire du mannequinat au Canada. Le magazine Elle Canada, je l’ai fait deux fois. J’aime vraiment quand c’est ici, il y a une fierté supplémentaire.

C’est rare que je porte des robes comme mannequin, souligne Kellyane qui remarque qu’on lui attribue souvent un style de rebelle un peu guerrière.

On voit une jeune femme portant une robe jaune.  Elle flotte dans l'eau.

Photographie sous l'eau pour le magazine japonais « Ginza »

Photo : gracieuseté: Kellyanne Bilodeau

J’ai fait une photo sous l’eau une fois, c’était à Tokyo dans une piscine d’hôtel. La séance photo s’est déroulée entre minuit et deux heures du matin. C’était spécial. J’ai aimé ça, il fallait que je fasse des pirouettes dans l’eau, avec la robe.

Je suis fière de m’être démarquée dans cette industrie-là. Je ne me maquille jamais. Je suis une fille de campagne, et d’avoir percé dans ce milieu-là, ça me rend fière. Je suis un peu différente des autres mannequins qui souvent connaissent plus ça que moi.

Kellyanne Bilodeau

Au coeur de la crise à Séoul

Kellyanne était à Séoul quand la crise du coronavirus a éclaté en Amérique. De retour au pays depuis le 18 mars, elle travaille maintenant entre 25 et 30 heures par semaine à la ferme de ses parents et chez un agriculteur voisin.

J’aime m’occuper des animaux, souligne celle qui est aussi à l’aise de conduire un tracteur que d’être sous les projecteurs, dans l’univers de la mode.

Si j’étais associée à une cause un jour, je voudrais que ce soit pour valoriser d’être bien dans sa peau, d’être confiante, de bien manger, ou alors j’aimerais soutenir une cause concernant les animaux.

Puisque le monde de la mode est freiné présentement par la pandémie, Kellyanne a décidé de s’inscrire en tourisme pour la rentrée de septembre au cégep. Une suite logique pour une jeune femme ouverte sur le monde qui rêve entre autres de découvrir l’Australie, et de faire la couverture du magazine Vogue, ajoute-t-elle, les yeux pétillants.

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