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Un train en gare, un bateau au quai : l'industrie du tourisme patiente

Le train est immobilisé.

L'Orford Express pourra-t-il reprendre ses activités cet été?

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que plusieurs commerces et services reprennent graduellement leurs activités, l’industrie touristique attend encore les consignes de Québec pour commencer sa saison.

En attendant le début des activités, les pertes financières s’accumulent pour plusieurs entreprises touristiques de l’Estrie.

Ce sont des business qui ont des coûts fixes assez élevés, on a l’entretien, les assurances, etc., lance d’emblée Elyse L’Espérance, la présidente du groupe Pal+, qui possède entre autres le bateau de croisière Le Grand Cru et le train touristique Orford Express. Plus la saison est écourtée, moins de passagers on peut avoir à bord du train ou à bord du bateau et plus c’est difficile pour nous d’envisager financièrement de faire une saison.

Le Marché de la Gare de Sherbrooke, qui accueille les voyageurs du Orford Express, anticipe déjà les conséquences.

Ça va être des pertes financières pour le Savoroso, ça va être une perte en animation pour le Marché aussi, se désole la coordonnatrice de la Corporation du Marché de la Gare, Sylvie Brunelle.

C’est certain qu’il y a une partie de l’âme du Marché qui va dormir cet été.

Sylvie Brunelle, coordonnatrice de la Corporation du Marché de la Gare

Elyse L'Espérance ignore pour le moment si les activités du bateau de croisière et du train touristique pourront reprendre cet été. Elle a toutefois décidé de repousser l’ouverture au premier juillet en attendant d’avoir des nouvelles de Québec.

On a décidé qu’on reportait l'ouverture pour se donner le temps de réfléchir sur comment on pourrait adapter le produit et si c’est possible de l’adapter. Si ce n’est pas le cas, malheureusement on devra prendre la décision qu’on reporte la saison 2020, mentionne-t-elle.

Une aide financière réclamée

Le président directeur général du Mont Sutton, Jean-Michel Ryan, lance quant à lui un cri du coeur au premier ministre François Legault. Dans une lettre ouverte, il lui demande d'accorder à l'industrie touristique une aide financière substantielle pour permettre aux entreprises de traverser la crise.

Celui qui préside aussi la cellule des entrepreneurs touristiques du Québec affirme que ces subventions seront nécessaires pour aider les entreprises à couvrir leurs frais fixes, comme l'électricité, les taxes et le loyer pendant l'interruption de leurs activités.

Avec les mesures de distanciation, les fermetures des frontières, les restrictions de déplacement interrégionaux, beaucoup d’entreprises ne pourront opérer qu’à 50 % ou peut-être 30 % de leurs activités. S’ils veulent redémarrer dans ce cadre-là, elles ne seront pas en mesure de supporter les salaires et les coûts fixes, ajoute-t-il.  

C’est certain qu’il y a des secteurs qui sont encore plus touchés que d’autres, le tourisme en est un qui a été particulièrement touché. Plus vite on peut avoir des annonces de programmes pour le secteur du tourisme, ça va permettre à ce secteur-là de se relever et d’être de retour en force lorsqu’on pourra reprendre les activités, renchérit Elyse L’Espérance.

À défaut de recevoir la visite de touristes étrangers cet été, Elyse L’Espérance espère que les Estriens découvriront les merveilles de la région.

C’est une belle occasion pour les gens de visiter leur région, estime-t-elle. C’est rare qu’on fasse les touristes chez nous, mais je pense qu’on a vraiment des beaux produits en Estrie.

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