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La SQ et le SPVM condamnent les actes ayant causé la mort de George Floyd

Un manifestant est face-à-face avec un policier en tenue antiémeute.

Des manifestants ont fait face aux policiers du SPVM au centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les deux services de police les plus importants du Québec ont dénoncé les actes des quatre policiers de Minneapolis responsables de la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, lundi dernier.

Dans un message publié sur sa page Facebook, la Sûreté du Québec (SQ) a condamné dimanche les gestes des policiers de Minneapolis et dénoncé l’inaction aux apparences purement meurtrières des trois policiers qui ont assisté sans broncher à la mort de George Floyd, étouffé par leur collègue Derek Chauvin.

Ce geste porte ombrage à notre métier et notre uniforme. Il vient ternir l’image des femmes et des hommes de grand cœur qui ont prêté serment de défendre la vie.

La Sûreté du Québec

Un peu plus tôt, le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) avait lui aussi exprimé « son désarroi » dans un communiqué publié sur Twitter.

Autant le geste posé que l'inaction des témoins présents vont à l'encontre des valeurs de notre organisation, a indiqué le service de police, alors que débutait une manifestation contre la violence policière au pied de son quartier général, rue Saint-Urbain.

Quelques milliers de manifestants s'y étaient rassemblés, vers 17 h, pour dénoncer la mort de George Floyd et le profilage racial.

C'est vers 20h que les policiers ont déclaré la manifestation illégale, pour cause de « comportements illégaux » et d'« infractions commises » par certains manifestants. Le SPVM a par la suite commencé à disperser la foule.

Profilage racial et brutalité policière : une réalité au Québec

En plus de dénoncer le meurtre de George Floyd, la marche de Montréal visait aussi à rappeler la mort de personnes noires lors d'interventions policières.

Bien sûr, on est interpellé par la mort de George Floyd, mais la brutalité policière et le profilage racial sont aussi très courants au Québec, a rappelé l'avocat Fabrice Vil sur les ondes de RDI. Il y a une crise de confiance.

Une foule compacte où on voit de nombreuses affiches « Black lives matter ».

Des centaines de personnes se sont réunies en appui à « toutes les victimes de l'impunité policière» au centre-ville de Montréal, dimanche.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Sur la page Facebook de l’événement, les organisateurs faisaient d'ailleurs mention des assassinats policiers de personnes racisées ici à Montréal, évoquant entre autres les cas de Bony Jean-Pierre en 2016 et de Nicholas Gibbs en 2018.

M. Vil a d'ailleurs rappelé en entrevue le rapport publié l'automne dernier par des chercheurs indépendants qui dénonçait les biais systémiques liés à l’appartenance raciale par les agents du SPVM.

Je veux manifester contre le racisme. La couleur de la peau d’une personne ne doit pas déterminer comment elle sera traitée. Nous sommes tous humains, nous sommes tous pareils, a expliqué un manifestant.

À un moment donné, il faut juste arrêter et que tout le monde se soutienne. La brutalité de la police, c’est partout, ajoute une autre manifestante.

Un homme noir montre les paumes de ses mains où il est écrit « Je ne peux respirer ».

Un manifestant clame les dernières paroles de George Floyd « Je ne peux pas respirer ».

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Grabuge au centre-ville de Montréal

Plus tard dans la soirée, des manifestants ont notamment fracassé des vitres de commerces et des projectiles ont été lancés vers les policiers, déployés en grands nombres dans la métropole.

Plusieurs commerces ont été vandalisés.

Des personnes ont par exemple été vues en train de voler des guitares à l'intérieur du magasin de musique Steve's sur la rue Sainte-Catherine.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés alors que des manifestants arrachaient des barrières de sécurité.

Un Noir avec un masque rouge tient une pancarte à deux mains.

Un des nombreux manifestants qui tenaient à passer un message, dimanche, à Montréal. « La vie des Noirs compte », est-il écrit, en anglais, sur sa pancarte.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le SPVM n'a pas encore fait son bilan de la soirée.

Des manifestants masqués portant des affiches marchent, un bras dressé dans l'air.

Des centaines de personnes manifestent au centre-ville de Montréal contre la violence policière. Une partie du groupe est rassemblée près du quartier général du SPVM et une autre marche en direction ouest.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Toujours sur Twitter, le premier ministre du Québec François Legault a qualifié la mort de George Floyd de tragédie d'une tristesse sans nom.

Ça nous rappelle que le racisme est un mal qui existe encore, ajoute-t-il. Tous les humains sont égaux peu importe la couleur de leur peau. Continuons le combat pour enrayer le racisme.

Bougie d'allumage

Aux États-Unis, plusieurs villes sont secouées par d’importantes manifestations pour dénoncer la violence policière envers les personnes noires.

Dimanche soir, des centaines de personnes se sont aussi rassemblées au centre-ville de Vancouver pour dénoncer la violence policière.

Samedi, une marche a aussi été organisée à Toronto à la mémoire de Regis Korchinski-Paquet, tuée mercredi lors d'une intervention policière à sa résidence.

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