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Aller chez le coiffeur ne sera plus pareil

Une femme se fait laver les cheveux en portant un masque par une coiffeuse qui porte une visière

L'expérience dans un salon de coiffure sera bien différente à l'ouverture lundi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Armés de ciseaux, mais aussi de masques, de visières et de blouses de protection, les coiffeurs affirment être fin prêts pour rafraîchir votre coupe dès lundi, mais attendez-vous à payer plus cher pour les services.

Ça va changer dans le travail. Exécuter une coupe ou une coloration avec un masque, c’est différent, admet d’emblée la propriétaire du salon Aveda Saint-Laurent à Québec, Isabelle Bernard.

Les spécialistes des cheveux devront le porter, ainsi que les clients. Ceux-ci devront également vêtir un sarrau complet, plutôt que la simple cape qui était utilisée auparavant lors des visites chez le coiffeur.

L’entrepreneure a dû débourser plus de 10 000 $ pour se procurer ces sarraus, équiper ses employés en matériel adéquat et adapter son milieu à la distanciation physique.

Isabelle Bernard, propriétaire du salon Aveda Saint-Laurent.

Isabelle Bernard n'entrevoit pas être rentable à court terme, malgré la réouverture de son salon.

Photo : Radio-Canada

En plus des dépenses qui s’accumulent, le rythme de travail sera forcément ralenti, puisque chaque client prendra plus de temps en raison de la désinfection. Les heures d’ouverture seront aussi réduites ainsi que la capacité d’accueillir des clients.

Je ne serai pas rentable à court terme. J’ai aussi des dettes, je devais continuer de payer le loyer, les frais fixes [pendant la fermeture].

Isabelle Bernard n’aura pas d’autre choix que d’augmenter ses tarifs pour garder la tête hors de l’eau.

On a adapté nos prix pour assurer une pérennité d’entreprise, avec tout ce que cela implique en termes de frais sanitaires, de prendre plus de temps pour chaque client.

Nettoyage constant

Au Salon Maxime à l’intérieur du centre commercial Place Sainte-Foy, on doit aussi réduire le nombre de chaises pour respecter les normes de distanciation tout en se procurant du matériel pour la salubrité.

Des coiffeuses se pratiquent sur leurs collègues dans un salon.

Les salons de coiffure ont dû débourser beaucoup d'argent pour adapter leurs lieux aux nouvelles normes de distanciation physique.

Photo : Radio-Canada

Le nettoyage, c’est tout le temps. Le client s’assoit, reçoit le service professionnel, se lève et tout est nettoyé et désinfecté. On change de jaquette entre chaque client, détaille Jonathan Bérubé, président-directeur général du salon.

Il s’attend à des pertes financières pour les premiers temps, mais ajoute que les investissements en hygiène sont nécessaires. Un préposé à la salubrité a également été embauché.

On est fébriles, mais on est prêts, assure-t-il.

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