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Les points de contrôles sont maintenant levés sur la Côte-Nord

Un policier questionne un automobiliste.

Le point de contrôle policier de Tadoussac

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Radio-Canada

Les barrages routiers restreignant l'accès à la Côte-Nord ont été levés dans la nuit de dimanche à lundi. Il est désormais possible de se déplacer librement entre la Côte-Nord et le reste de la province.

Toutefois, les autorités de la santé publique recommandent toujours de limiter les déplacements entre les régions.

Depuis maintenant deux mois, des policiers filtrent les personnes qui veulent embarquer sur le traversier reliant Baie-Sainte-Catherine à la Côte-Nord. C'est le principal point d'entrée de la région.

La situation est la même au débarcadère de Matane pour les passagers qui empruntent le F.-A.-Gauthier à destination de Baie-Comeau ou de Godbout.

Un policier questionne un automobiliste.

Le point de contrôle policier de Tadoussac.

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Le contrôle des allées et venues vers la communauté innue d'Essipit a également cessé dans la nuit de dimanche à lundi. Le chef de la communauté, Martin Dufour, affirme qu'il accueille favorablement la levée des points de contrôle à Tadoussac et à Sacré-Cœur.

Selon lui, il est maintenant temps d'apprendre à vivre avec le coronavirus.

Il s'agit aussi d'un soulagement pour des entrepreneurs nord-côtiers qui s'attendent à un afflux de visiteurs. C'est le cas de la microbrasserie de Tadoussac qui entend y aller par étapes pour accueillir ses clients.

On est prêt. On a vraiment hâte de voir du monde dans notre village. On a hâte de voir de la vie. On a besoin de cette joie-là.

Shawn Thompson, propriétaire de la microbrasserie de Tadoussac

D'autres citoyens sont cependant beaucoup plus inquiets.

Jean-Charles Piétacho s'adresse à un journaliste.

Le chef de la communauté innue d'Ekuanitshit, en Minganie, Jean-Charles Piétacho.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

C'est le cas du chef de la communauté innue d'Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho.

Ce dernier avait d'ailleurs milité pour prolonger de deux semaines la levée des barrages initialement prévue en même temps qu'au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, le 18 mai.

Je suis actuellement très préoccupé par la venue des gens des régions chaudes. On ne peut se protéger qu'en maintenant notre guérite. On fait face à une pandémie et on semble banaliser certaines situations.

Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté innue d'Ekuanitshit

Le chef innu craint que l'ouverture de la région aux visiteurs n'engendre de nouveaux foyers d'éclosion de COVID-19 sur le territoire nord-côtier.

La Côte-Nord a été jusqu'ici relativement épargnée par la pandémie, ce qui rassurait plusieurs résidents.

Marielle Boulianne, de Tadoussac, qui a perdu son emploi en restauration, aurait aussi préféré le maintien des barrages afin de protéger la santé vulnérable de son conjoint.

Là, on peut bouger dans le village, mais dès que ça rentre on ne fait plus rien, on va être plus craintif, mentionne-t-elle.

La Basse-Côte-Nord également rouverte

Dans une version précédente du texte, il était indiqué qu’un point de contrôle serait maintenu à l’entrée de la Basse-Côte-Nord, avant le village de Kegaska. Le gouvernement du Québec a finalement annoncé dimanche après-midi sa décision de lever ce barrage en même temps que ceux qui limitent l’accès à l’ensemble de la Côte-Nord.

D'après les informations de Djavan Habel-Thurton

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