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Déversement de boue de la raffinerie Co-op dans le réseau d'égouts de Regina

La raffinerie Co-op de Regina.

Selon la raffinerie Co-op de Regina, cette fuite ne représente pas une menace pour l’environnement ni un danger pour la sécurité publique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De la boue provenant d'un bassin de sédimentation de la raffinerie Co-op de Regina s’est infiltrée dans le système de traitement des eaux usées de la ville, il y a plus d'une semaine, en raison d’une fuite.

Dans une déclaration, l’entreprise explique que des irrégularités ont mené à la découverte de la fuite le 22 mai, mais que celle-ci a immédiatement été signalée.

« Des vents forts et soutenus jusqu’à la date de l’incident ont provoqué l’agitation des sédiments dans le réservoir, ce qui a provoqué le déversement de boues dans le système d'égouts », peut-on lire dans cette note.

Selon la raffinerie Co-op de Regina, cette fuite ne représente pas une menace pour l’environnement.

Le public n’a pas été averti de ce déversement parce qu’il n’y avait pas de danger pour la sécurité publique, dit par ailleurs l’entreprise. Une enquête est toutefois en cours.

La Ville de Regina indique de son côté qu’elle continue de travailler avec l’Agence de sécurité de l’eau et le ministère de l’Environnement.

Les citoyens concernés ont été avertis par précaution, mais aucune action n’est requise pour le moment, précise-t-elle par ailleurs.

L’Agence de sécurité de l’eau salue, quant à elle, la rapidité d’action de la Ville. Elle affirme que des tests continueront d’être effectués en aval de l’usine de traitement des eaux usées de la municipalité.

Le risque de contamination est faible, a confirmé samedi un porte-parole de l’Agence, en raison du volume et de la concentration de la substance déversée.

Une enquête ministérielle s’impose, estime Unifor

La section locale du syndicat Unifor, qui représente environ 800 employés de la raffinerie en lock-out depuis le 5 décembre dernier, exige la tenue d’une enquête.

Elle somme le ministère de l’Environnement et « toutes les autres instances concernées » de mener une investigation « complète et approfondie », peut-on lire dans le communiqué à cet effet.

« Une fois que la boue entre dans le système des eaux usées de la Ville, il y a de réelles inquiétudes. Elle peut facilement migrer dans la vallée de la rivière Qu’Appelle, que de nombreux agriculteurs utilisent pour l’irrigation de leurs cultures et l'approvisionnement en eau potable », indique également le communiqué.

Un drapeau d'Unifor en avant-plan avec les installations de la raffinerie Co-op de Regina en arrière-plan.

Les syndiqués de la raffinerie Co-op de Regina sont en lock-out depuis le 5 décembre 2019.

Photo : Bryan Eneas

Le syndicat est à couteaux tirés avec la raffinerie Co-op de Regina depuis le mois de décembre, lorsque les employés ont été mis en lock-out par l’entreprise. Les deux parties sont divisées sur la question du régime de retraite.

La raffinerie Co-op de Regina a présenté une offre finale de contrat de travail le 30 mars, qui a finalement été rejetée par le syndicat.

Deux contre-offres ont été soumises par Unifor depuis. La plus récente, présentée samedi, a été refusée par la partie patronale.

Le NPD demande la fin au conflit

Selon le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, ce déversement est une preuve supplémentaire que le gouvernement doit mettre fin au litige.

Pour la sécurité publique, il est temps que Scott Moe fasse preuve de leadership et mette un terme à ce conflit préjudiciable. Il a duré beaucoup trop longtemps et met des vies et des infrastructures vitales en danger.

Ryan Meili, chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan

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