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QS veut réserver 1 % du budget d'infrastructures publiques au verdissement

Vue aérienne d'un montagne verte avec les gratte-ciel d'une ville en arrière-plan.

Le parc du Mont-Royal à Montréal

Photo : AFP / SEBASTIEN ST-JEAN

La Presse canadienne

Afin de contrer les effets multiplicateurs et les conséquences mortelles des îlots de chaleur dans les centres urbains, Québec solidaire réclame une politique réservant 1 % des investissements en infrastructures publiques à des projets de verdissement.

« Le gouvernement nous a dit qu'il était prêt à accélérer ses investissements en infrastructures pour relancer l'économie du Québec. Nous, on dit : OK, mais fais-le intelligemment et ça passe par le 1 % du verdissement », réclame la porte-parole de QS, Manon Massé.

Il suffit de marcher quelques minutes dans la rue puis de se réfugier à l'ombre des arbres d'un parc pour comprendre instantanément l'avantage d'un couvert feuillu à l'intérieur des zones urbaines. Selon la définition d'« îlot de chaleur » de l'Institut national de la santé publique (INSPQ), la température de ces lieux où l'asphalte et le béton ont chassé la verdure est de 5 à 10 degrés plus élevée qu'à l'intérieur d'un parc d'arbres matures au même endroit.

Contrairement à ce que certains pourraient croire, ces îlots de chaleur ne sont pas uniquement un problème montréalais. Une carte interactive développée par l'INSPQ montre clairement que chaque agglomération de la province souffre de ces surchauffes.

Enjeu de santé

En février dernier, une coalition de 600 médecins, 600 professionnels de la santé et 45 organisations de la santé ont réclamé précisément cette politique au gouvernement du Québec.

Selon le niveau des dépenses en infrastructures prévu avant la pandémie, environ 170 millions de dollars par an devraient être investis en verdissement si cette règle du 1 % était respectée.

La somme permettrait de concrétiser des projets pour intégrer des espaces verts dans les rues, les stationnements, sur les terrains des écoles, des hôpitaux, des lieux de soins, des garderies ou dans de nouveaux parcs. Ce genre d'améliorations auraient pour effet « de mieux protéger la santé de la population et, ainsi, de diminuer les coûts en santé », souligne la coalition signataire de la lettre transmise au gouvernement de François Legault.

Le Dr Alain Poirier, spécialiste en santé publique, avait alors rapporté que le verdissement réduirait le risque de maladie cardiovasculaire de 9 %. Il ajoutait que les effets positifs d'un couvert optimal incluent également une réduction du stress, de la dépression, de l'autisme, du diabète, du risque d'hypertension artérielle, du risque d'embonpoint ou d'obésité, de l'asthme, de la mortalité respiratoire, de la mortalité par cancer et de la mortalité générale prématurée.

« La lettre a été signée par 600 médecins et 600 professionnels de la santé. Qu'est-ce que ça prend de plus?, s'interroge Manon Massé. Ça prend un parti politique qui dit : voilà, ça prend le 1 % du verdissement et qui dit au gouvernement du Québec : fais ta job! »

La chef parlementaire de Québec solidaire fait remarquer qu'il existe déjà une « politique du 1 % » en art public qui oblige l'acquisition d'une œuvre intégrée à l'architecture de tout bâtiment public. Elle souhaite simplement que l'on ajoute un autre point de pourcentage qui soit dédié à verdir l'environnement des lieux publics.

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