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Des agences de tourisme d'aventure à l'international se tournent vers l’Est-du-Québec

Trois personnes descendent une rivière en rafting.

Tourisme d'aventure sur la rivière Matapédia (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Comme les séjours à l’international sont exclus des projets de vacances cet été, en raison de la pandémie de COVID-19, certaines agences qui se spécialisent habituellement dans le tourisme d'aventure à l'international se tournent vers l’Est-du-Québec.

Comme terrain de jeu, plusieurs choisissent la Gaspésie, mais aussi le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, en partenariat avec des entreprises locales.

François-Xavier Bleau est copropriétaire de Terra Ultima Voyage, une agence qui offre des aventures en randonnée, que ce soit en ski, en vélo ou à pied, dans le monde. Pour les mois à venir, l'entreprise proposera plutôt des voyages en sol canadien. La Gaspésie répond très bien, parce que les gens envisagent peu d’aller à l’extérieur du Québec, explique-t-il. Ça prenait une destination à l’intérieur de la province.

Des bottines et un sac à dos de randonneur dans une clairière en pleine forêt.

Avec la pandémie, plusieurs Québécois ont envie de prendre l'air (archives).

Photo : Shutterstock / fotohunter

Ces temps-ci, il travaille sur un projet de randonnée en vélo électrique dans les Chic-Chocs, en partenariat avec Ski Chic-Chocs.

Ce serait de voir les plus beaux sentiers qu’on peut voir l’hiver, mais l’été, souligne-t-il. C’est un projet qui est en développement en ce moment. Au Québec, il y a plein d’autres producteurs régionaux qui font très bien le travail, donc nous, on voulait arriver avec une offre qui est distincte.

Offrir du jamais vu

Le fondateur de l’entreprise Karavaniers, Richard Rémy, travaille dans le même esprit. C’est d'offrir quelque chose que les Québécois n’ont jamais vu, dit-il.

Depuis plus de 20 ans, on parcourt le monde à pied, en kayak, des fois on met des skis, des crampons. On pensait depuis quelque temps à redévelopper le Canada et beaucoup le Québec et l’occasion est arrivée, estime-t-il. On a accéléré les choses à très grande vitesse et j’en suis fort heureux.

On a fait le pari de garder la majorité de nos employés en les faisant travailler [...] sur des forfaits au Québec. On le fait avec des petits producteurs locaux.

Richard Rémy, fondateur de Karavaniers

L'entreprise souhaite entre autres offrir des aventures en Gaspésie et en Basse-Côte-Nord.

Un homme de dos en canot.

L'offre d'expériences touristiques du côté autochtone prend de l'expansion (archives).

Photo : Frank Antoine

Richard Rémy dit travailler sur ces projets avec une vision long terme. Pour lui, il est possible de satisfaire le goût du risque de sa clientèle au Québec, comme ailleurs dans le monde.

Ils vont s’apercevoir que c’est infiniment exotique le Québec. Des fois, je me suis senti au bout du monde dans des villages de la Basse-Côte-Nord, autant qu’au fin fond du Népal.

Richard Rémy, fondateur de l’entreprise Karavaniers

En plus, si on commence à accorder l’importance qu’on doit aux Premières Nations, à cette culture-là, et qu’on va un peu plus loin dans le nord du Québec aussi, il y a des choses qui sont extrêmement exotiques, ajoute-t-il. C’est une opportunité d’ouvrir les yeux aux Québécois sur plusieurs choses qu’ils ont. Mais l’accès n’est pas toujours facile.

Richard Rémy s’est notamment associé avec Nature Aventure, à Matapédia.

En temps normal, seulement la moitié de la clientèle de l'organisation provient du Québec, indique la copropriétaire, Geneviève Labonté.

Deux hommes pagaient dans une rivière tumultueuse.

Descente en rafting sur la Matapédia (archives)

Photo : Radio-Canada

Elle ne sait pas à quoi s’attendre, mais remarque une tendance. J’ai beaucoup de gens qui me disent qu’ils ont hâte de sortir. Ils prennent de plus longs séjours. C’est du trois, quatre, cinq ou six jours. Ils veulent aller sur l’eau ou en randonnée pédestre aussi, précise-t-elle.

Par ailleurs, après plusieurs annulations ce printemps chez Vélo Québec Voyages, on s’attend à une augmentation de la demande, parce que les consignes de distanciation sont plus faciles à respecter en pratiquant cette activité.

Selon Vélo Québec, la destination préférée des cyclotouristes cet été serait le Bas-Saint-Laurent.

D'après des entrevues réalisées par Michel-Félix Tremblay

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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