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Une cinquième nuit de manifestations à Minneapolis

Plusieurs policiers en équipement de protection à travers la fumée de gaz lacrymogène.

Les policiers sont intervenus au centre-ville de Minneapolis où un couvre-feu est en vigueur.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

Radio-Canada

Malgré le couvre-feu, et la promesse des autorités à le faire respecter coûte que coûte, les manifestations se sont poursuivis hier soir pour une cinquième nuit consécutive dans les rues de Minneapolis.

L'envoyé spécial de Radio-Canada Raphaël Bouvier-Auclair rapporte que la soirée s'est déroulée en deux temps. D'abord, il y a eu le calme, où des habitants armés de balais ont notamment tenté de donner une autre image de leur ville en la nettoyant.

D'autres s'étaient préparés à de nouveaux débordements, en calfeutrant leurs commerces avec de grands panneaux en bois. On les installe, on croise les doigts et on espère que ça va bien se passer, résumait Nicole Crust, propriétaire d'un salon de beauté déjà vandalisé la nuit précédente.

Mais malgré le calme, la colère était toujours palpable à Minneapolis, l’épicentre du mouvement de contestation né après la mort d’un homme noir, George Floyd, lors de son arrestation par des policiers.

Puis, l'atmosphère a changé rapidement lorsque 20 h a sonné, moment où le couvre-feu est entré officiellement en vigueur.

Peu après 20 h 30 (heure locale) des militaires de la Garde nationale sont arrivés par autobus dans le centre-ville de Minneapolis. Des 700 en uniforme vendredi, ils étaient maintenant plus de 4000 hier soir à arpenter les rues pour repousser les manifestants. Ce nombre devrait augmenter jusqu'à 10 000 dans les heures et jours à venir.

Des policiers en tenue antiémeutes ont ensuite chargé les quelques centaines de manifestants qui défiaient le couvre-feu, tirant des projectiles de caoutchouc et des gaz lacrymogènes. La plupart s'étaient regroupés devant un commissariat de police du centre-ville pour manifester.

Une main blanche tient une balle de caoutchouc. La balle prend la moitié de la main.

Les policiers de Minneapolis ont utilisé des balles de caoutchouc sur les manifestants hier soir. Des balles comme celle-ci, récupérée par l'envoyé spécial de Radio-Canada, Philippe Leblanc.

Photo : Radio-Canada / Philippe Leblanc

Peu de temps avant, les manifestants affichaient pourtant leur détermination à rester sur place. Ils ne nous donnent pas le choix, il y a tellement de colère, expliquait Deka Jama, une femme de 24 ans venue « réclamer justice » pour George Floyd.

Vers 22 h 20, seuls quelques manifestants étaient toujours présents dans les rues des villes jumelles, bien loin de la casse des autres nuits de manifestations.

Au moins une douzaine de personnes ont été arrêtées par la police durant la soirée dans la région métropolitaine de Minneapolis et St-Paul, et aucune blessure grave n'a été rapportée, selon le service de police.

Les autorités américaines s’attendaient au pire hier soir. Une trentaine de villes ont été le théâtre de manifestations.

Neuf États, le Minnesota, la Georgie, le Tennessee, l'Ohio, le Colorado, le Wisconsin, le Kentucky, le Texas et l'Utah, en plus du District de Columbia, ont d'ailleurs fait appel ou ont déjà déployé la Garde nationale pour venir en aide aux forces policières locales.

Avec les informations de New York Times, CNN, et Washington Post

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