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Des conditions assouplies dans les autobus du Grand Vancouver dès lundi

Un inspecteur dans un autobus de Vancouver où des sièges sont «fermés» pour respecter la distanciation sociale.

Un inspecteur dans un autobus où des sièges sont «fermés» pour respecter la distanciation sociale.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

L'autorité organisatrice des transports, TransLink, assouplit les restrictions pour les autobus du Grand Vancouver à partir de lundi. Ces mesures visent à répondre à la demande de passagers supplémentaires qui retournent au travail alors que les infections à la COVID-19 se stabilisent dans la région.

À partir du 1er juin, des panneaux seront retirés des sièges des autobus de la Coast Mountain Bus Company (CMBC) qui devaient rester vacants pour assurer une distance physique entre les passagers.

Les autobus fonctionneront aux deux tiers de leur capacité. Auparavant, ils fonctionnaient à moitié.

Les usagers devront désormais payer pour leur droit d’entrée et l'embarquement à la porte d'entrée sera permis, ce qui n'était pas le cas depuis plusieurs semaines.

Les responsables de TransLink affirment que l'augmentation de la capacité des passagers dans les autobus fait partie du plan de la province qui assouplit les restrictions en place en contexte de pandémie.

Des sièges d'autobus, dont un sur deux est affublé d'une pancarte.

Des pancartes ont été collées sur certains sièges d'autobus du Grand Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Les autobus reprendront également leurs horaires d'avant la pandémie. TransLink affirme que l'achalandage a augmenté de plus de 30 % au cours du dernier mois. La demande ne peut être satisfaite avec la moitié des sièges inaccessibles, peut-on lire dans un communiqué.

Les passagers devraient porter un masque

TransLink avance avoir pris plusieurs mesures pour assurer la sécurité des autobus.

L’organisme a installé des barrières temporaires en plexiglas pour protéger les chauffeurs.

Il conseille aussi aux passagers de prendre certaines mesures lorsqu'ils voyagent en autobus. La distance physique ne sera pas toujours possible lors du transport, c'est pourquoi nous recommandons aux usagers de porter un masque ou de se couvrir le visage, dit Ben Murphy, porte-parole de TransLink.

TransLink demande également aux passagers de ne pas prendre les transports en commun lorsqu’ils sont malades ou de voyager en dehors des heures de pointe, si possible. Il leur demande de ne pas rester debout pour que les conducteurs puissent estimer au mieux le nombre de clients à bord.

Un autobus de Translink à Vancouver.

Les conducteurs de la Coast Mountain Bus Company devront s'assurer que leur autobus est plein au deux tiers.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Un autobus moyen peut accueillir 77 passagers, de sorte que les conducteurs devront estimer quand 51 personnes sont à bord pour respecter la norme de capacité des deux tiers.

Une fois au maximum de sa capacité, les chauffeurs indiqueront que l’autobus est plein et éviteront les arrêts jusqu'à ce qu'un passager demande de descendre.

Syndicats inquiets

Gavin McGarrigle, directeur de l'Ouest pour Unifor, le syndicat qui représente les conducteurs d’autobus de CMBC, craint que TransLink n'aille trop vite pour rétablir un service d'autobus plus complet.

C'est inquiétant, c'est sûr, craint-il.

M. McGarrigle ajoute que le syndicat travaille avec TransLink pour assurer la sécurité des conducteurs et des passagers, mais qu'il surveillera les conditions dans les autobus à mesure que les restrictions seront levées lundi.

Notre objectif principal est de nous assurer que nos chauffeurs sont en sécurité, et nous ne resterons pas silencieux si nous pensons que les choses sont dangereuses pour les passagers, maintient-il.

TransLink dit que CMBC a doublé sa désinfection des autobus à deux fois par semaine et qu'elle a ajoutée des horaires de nettoyage quotidiens.

Le 19 mars, TransLink avait annoncé la gratuité des autobus et que les passagers ne pouvaient monter que par les portes arrière pour réduire la propagation de la COVID-19. À la mi-mai, 47 lignes de bus avaient été suspendues et les horaires avaient été réduites sur les lignes restantes.

La compagnie a révélé qu'elle perdait environ 75 millions de dollars chaque mois en raison de la pandémie.

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Colombie-Britannique et Yukon

Transport en commun