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COVID-19 : un vent de liberté souffle sur les ventes d’alcool et de cannabis

Un homme chauve tient une boîte en carton avec différent type d'alcools pour préparer une margarita chez soi.

Le propriétaire du restaurant Añejo de Calgary, Jay MacRaild, est ravi de pouvoir enfin vendre des cocktails à emporter.

Photo :  CBC / Falice Chin

Si le confinement a mis certaines de nos libertés individuelles en quarantaine, il a donné des ailes aux vendeurs de cannabis et d’alcool depuis que les gouvernements ont assoupli certaines restrictions qui semblaient pourtant coulées dans le béton.

Occupé à préparer des kits de margarita que ses clients viennent maintenant acheter à emporter, le responsable du restaurant Añejo, à Calgary, parle de changements qui sont tombés du ciel du jour au lendemain.

Depuis que le gouvernement albertain a décrété l’état d’urgence sanitaire, à la mi-mars, Jay MacRaild a vu, comme d’autres restaurateurs, nombre des contraintes entourant la vente d’alcool s’envoler, à un point où il n’aurait jamais osé rêver.

Je pense qu’il y avait une volonté d’enlever tous les obstacles pour notre industrie, dit-il. Je ne sais pas, c’est probablement un bon buveur qui a pris cette décision.

Soumis à des règles strictes avant la pandémie, Jay MacRaild n’en revient presque pas de pouvoir aujourd’hui livrer des boissons alcoolisées et concocter des kits de cocktails à faire soi-même.

Les gens font la file ici pour nos kits de margaritas et parfois commandent aussi des tacos et non l’inverse, explique-t-il.

Un sac plastique rempli de jus de citron, deux petites bouteilles de Grand Marnier, une flasque métallique de téquila et un petit pot contenant du sel sont placés sur une table en bois. Il y a aussi des boîtes en carton à l'arrière-plan.

Depuis la pandémie, les kits de margaritas sont un des produits les plus populaires du restaurant Añejo.

Photo :  CBC / Falice Chin

Dans les établissements comme le nôtre, qui sont reconnus pour leur bar et leurs cocktails, c’est un marché à explorer qui nous permet d’augmenter nos revenus, ajoute celui qui a souffert de la crise de la COVID-19 sur le plan financier.

La déréglementation adoptée par la province lui a d’ailleurs permis de ne pas mettre la clef sous la porte, reconnaît-il.

Personnellement, j’adorerais que ces changements deviennent la norme.

Jay MacRaild, responsable du restaurant Añejo de Calgary

L’exception fait la règle?

Rien n’indique que ces nouvelles règles disparaîtront en même temps que l’état d’urgence sanitaire, dont l'échéance est prévue pour le 15 juin, a fait savoir la Commission provinciale des jeux du hasard, de l'alcool et du cannabis (AGLC).

Ailleurs au pays, d’autres agences de régulations provinciales ont aussi mis en place des règles plus souples autour de l’alcool et du cannabis.

En Ontario, le gouvernement de Doug Ford a permis à tous les commerces de cannabis de livrer leurs produits, quand seuls ceux qui étaient gérés par la province pouvaient le faire avant la pandémie de COVID-19.

Une nouvelle donne accueillie comme une bénédiction par la propriétaire de Superette, un magasin de cannabis privé d’Ottawa.

Une jeune femme pose dans un magasin de cannabis.

La co-fondatrice de Superette, Mimi Lam, espérait des assouplissements comme ceux adoptés pendant la pandémie en Ontario pour accroître ses activités à Ottawa.

Photo : Gracieuseté

Plus les décideurs politiques prennent la voix de la déréglementation, plus l’avenir de notre secteur s’éclaircit, soutient Mimi Lam, qui fait aujourd’hui près d’une vente sur cinq en livraison.

À travers un tout autre prisme, Stuart Trew, du Centre canadien de politiques alternatives, tient à rappeler que ces règles, souvent associées à de la paperasserie inutile, ont une raison d’être, à commencer par la protection des citoyens.

Si l’assouplissement des contraintes entourant la vente d’alcool est plus pratique du point de vue des consommateurs, il ne faut pas oublier que l’alcool est responsable de nombreux problèmes de société, donne-t-il comme exemple.

Oui j'aime boire un verre de bière de temps en temps, poursuit-il, mais est-ce que j'ai besoin que tous les magasins en vendent à chaque coin de rue? Ce serait quand même excessif, termine-t-il, pour illustrer ses propos.

Avec les informations de Falice Chin

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