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Le casse-tête de la location de chalets en Estrie

L'un des chalets écologiques du domaine Chez Roger l'Ermite.

Louer un chalet en pleine pandémie sera un véritable casse-tête pour les propriétaires et les visiteurs.

Photo : Facebook/Chez Roger l'Ermite

Radio-Canada

La location de chalets dès le 1er juin a été accueillie avec soulagement par plusieurs, mais une telle permission vient également avec des restrictions. Les règles de la santé publique sont un vrai casse-tête pour les propriétaires et les visiteurs qui revoient déjà tous leurs plans de vacances.

Patricia Gautier a poussé un soupir de soulagement lorsque François Legault a annoncé le retour de la location de chalets. Celle qui possède une entreprise de maisons et de chalets à louer a toutefois été surprise par la rapidité de la réouverture.

On ne s’attendait pas à ce que [la réouverture des chalets]  soit trois, quatre jours plus tard. On s’attendait à la mi-juin, alors il y a beaucoup de logistique au niveau des propriétés, explique-t-elle.

La copropriétaire a appris en même temps que tout le monde les mesures particulières mises en place cet été pour louer des chalets. Ceux-ci devront par exemple être loués en entier, aux membres d’un même ménage, afin d'éviter la propagation de la COVID-19.

C’est un méga casse-tête.

Patricia Gautier, copropriétaire de Maisons et chalets à louer

Les propriétaires de chalets devront également respecter une pause de 24 h entre chaque location. Une mesure qui a pris de court des familles ou groupes d’amis qui avaient déjà planifié leurs vacances bien avant la pandémie.

Depuis l’annonce du gouvernement, c’est fou. Tous nos employés font du temps supplémentaire, en plus des trois qui sont venus nous prêter main-forte, s’exclame Patricia Gautier. C’est sept jours par semaine. C’est du jamais vu, encore là il faut se tourner sur un dix cents et voir comment on va faire et quel impact ça va avoir.

Souvent nos locations sont du vendredi au vendredi, donc avec le 24 h on doit appeler et retrancher une journée. Ça génère énormément de travail pour tout arranger ça, renchérit le copropriétaire de Maisons et Chalets à louer, Michel Dumas, lui-même propriétaire de chalets dans la région.

Les familles qui loueront des chalets cet été devront également s'attendre à plusieurs changements.

Tous les jeux de sociétés, livres, cartons, on doit tout enlever ça, mentionne Michel Dumas. La literie au complet doit être lavée à l’eau chaude entre chaque locataire. Tous les coussins et tapis sont enlevés. Tout doit être nettoyé, même les clés dans les boîtes à clés. On double pratiquement l’équipe à chaque ménage.

Michel Dumas estime que les propriétaires de grands chalets seront les plus touchés par ces nouvelles mesures. Ne pouvant accueillir qu’une seule famille à la fois au lieu de grands groupes, ils devront limiter l’accès à certaines parties des résidences et baisser leurs prix.

On a des pertes de revenu considérables, se désole le propriétaire. Depuis fin mars, en tant que propriétaire de chalets, ça a été catastrophique.

Autant Patricia Gautier que Michel Dumas comptent sur la coopération des clients pour respecter ces nouvelles mesures sanitaires et les chamboulements qu’ils occasionneront cet été.

Les gens ont été vraiment compréhensifs. La grande majorité d'entre eux ont accepté un crédit. Il y a des cas comme ça qui sont très faciles, se réjouit Patricia Gautier.

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